La Planète Mars dans les Romans de Science-Fiction Anglo-Saxons des Années 1990 : la Peur du Monstre de Pierre
de Aurélie Villers
aux éditions
Genre : Actes de colloque

Auteurs : Aurélie Villers
Date de parution : 0000 Réédition
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage :
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Voici un article d’Aurélie Villers publié en 2004 dans la revue Belphégor (qui nous a gentiment autorisée à le reproduire ici).

Pour les auteurs de science-fiction anglo-saxons des années 1990, deux choix s’offrent aux futurs colonisateurs de la planète Mars. Une alternative qui se justifie selon la manière dont ces auteurs entendent gérer la peur que nous cause encore cette planète au lourd passé terrifiant. Certes, nous ne voyons plus à présent la planète rouge comme ce lieu qui enfantait les monstres, plus terribles et plus improbables les uns que les autres, qui firent les beaux jours de la science-fiction des années 1950. Mais le succès de La Guerre des Mondes et du canular qu’Orson Welles en tira n’est pas innocent. On a tout juste fait davantage preuve de réalisme en cette fin de XXème siècle.
 
Mars, on le sait désormais, est une planète morte et sa proximité n’est pas sans conséquences. On n’aspire, dans la réalité comme dans la fiction, qu’à conjurer cette mort et à rendre la planète à la vie. Dans la fiction, cela se traduit par une alternative : soit faire de Mars une seconde Terre, soit en absorber sa part de mortalité, de monstruosité et s’y adapter littéralement pour pouvoir y vivre. Les romans martiens de cette décennie ont tous dû faire le choix de la « terraformation » ou de la « pantropie ». Ces deux termes furent forgés par James Blish dans Semailles Humaines (’The Seedling Stars’), roman novateur de 1957. Il les définit ainsi : « Terraformation : technique consistant à façonner les planètes à l’image approximative de la Terre pour que les Terriens normaux puissent y vivre »1, « Pantropie. Ce terme qui, librement traduit, signifiait ’métamorphose intégrale’ »2 est un procédé qui sert à créer un Homme Adapté, « adapté, en l’occurrence, au froid mordant, à la faible pesanteur, à l’atmosphère ténue et méphitique (...) »3. Prendre le parti de la terraformation et chercher à tout prix à modifier Mars, c’est presque systématiquement avouer qu’elle fait peur dans son état initial. Opter pour la pantropie, en revanche, c’est cultiver cette fascination morbide, cette attraction-répulsion face au monstre remis au goût du jour. Si le Martien a longtemps été l’image de ce qu’était l’être terrifiant pour des auteurs de science-fiction (les Russes pour les Américains dans les films de série B des années 1950, les colons anglais envahissant la Tasmanie pour Wells dans sa Guerre des Mondes), il semble être à présent l’image d’une peur bien plus primitive.
 
Mars est une planète dangereuse, une planète à fuir, comme semble l’intimer l’intrigue de Mars Crossing, de Geoffrey A. Landis4, car ses héros n’ont de cesse, une fois posé le pied sur la poussière rouge, de vouloir la fuir, et se lancent dans une course contre le temps pour rejoindre leur vaisseau de retour échoué à plusieurs centaines de kilomètres d’eux. La planète rouge ne semble pas être un lieu très paisible et elle le fait savoir de loin. Autour d’elle, en effet, orbitent deux satellites aux noms particulièrement révélateurs, voire programmatiques : Phobos et Deimos, la Peur et la Terreur. Ce sont deux lieux privilégiés où s’offre aux personnages une vue d’ensemble de la planète, endroits de contemplation où déjà se met en oeuvre la « peur du rocher ». Dans Mars, Ben Bova a très bien su saisir l’enjeu d’une telle contemplation. Alors qu’une équipe est envoyée se poser sur la planète pour la première fois, une seconde doit se contenter de Deimos. Aux premiers, les détails d’un paysage, aux seconds, la vision globale.
 
« To Konoye, Deimos was an ugly, irregular, dark-gray lump of crater-pitted stone blotting out the stars, covering half the sky. Enormous. Menacing ».5 Il est curieux que Konoye, l’astronaute, décrive le satellite comme s’il s’était agi de la planète elle-même : un énorme rocher creusé de cratères qui lui cache la vue. Il poursuit d’ailleurs de façon quasiment similaire avec la description de la planète :
 
And Mars itself seemed terrifyingly huge, crushingly massive. In this perspective, the ponderous enormity of the red planet loomed above him, glowering abovehead, pressing down, squeezing the breath from his lungs. The three immense volcanoes of the Tharsis Bulge and the even bigger caldera of Olympus Mons seemed to be staring down at him like the four monstrous wide round eyes of a demon, staring balefully (...). Yet Konoye had not reckoned on that enormous expanse of red looming above him like a powerful, palpable force. (...)Mars hung over him and he could feel it squeezing down on him while its many-eyed demon glared at him, angry and demanding. Something in his childhood awakened and began screaming. Some long-forgotten nightmare tore at his mind. He had to get away (...). In panic he fled from the overpowering presence of Mars.6
 
Il y a alors une solution de continuité entre Mars et Deimos qui tous les deux sont affublés des mêmes attributs : Terreur et grandeur. Et subtilement, en passant de l’un à l’autre, les caractéristiques d’abord distinctes sont fondues puis dédoublées : « Enormous. Menacing. » devient « terryfyingly huge » et « crushingly massive ». La présentation des attributs martiens suit une progression logique par paire : grandeur et Terreur, écrasement et pierre, pour terminer au monstre. Il est par ailleurs caractéristique que seuls les éléments convexes du relief, les volcans, retiennent l’attention du personnage là où, sur le satellite, l’accent portait sur les cratères. Le rift de Valles Marineris aurait pourtant fait une bouche adéquate au monstre. Mais seuls les rochers saillants jouent sur son imaginaire. Celui-ci est d’ailleurs prompt à personnifier la planète en faisant à elle seule l’image des « Bug Eyed Monsters » qu’elle enfanta jadis. Elle se situe à présent quelque part entre le « BEM » de son enfance et le Golem, monstre de pierre aux traits humains.
 
Mars, la planète-rocher a gardé quelque chose de primitif et c’est cela qui joue sur l’imaginaire. Elle réveille chez le personnage une Terreur enfantine qui se retrouve déplacée sur son objet même. Se loge dans ce visage de pierre, sur cette planète primaire, quelque chose de tout aussi primitif. La contemplation du rocher fait renaître la part monstrueuse enfouie chez le Golem et chez l’homme, ce « something » cauchemardesque indéfini. Comme l’explique avec justesse Gaston Bachelard, « La contemplation activiste des roches est dès lors de l’ordre du défi. Elle est une participation à des forces monstrueuses et une domination sur des images écrasantes. »7 Et même si le personnage de Konoye est davantage du côté de la contemplation passive, le défi vaudra pour l’essentiel des personnages débarquant sur la planète rouge dans l’ensemble des ouvrages de la décennie. Défi dont l’arme s’appelle terraformation, à laquelle Mars oppose les siennes propres : monstruosité et dynamique de l’écrasement.
 
La terraformation aura pour objet de « cacher » la menace. Son premier adjuvant et effet visible est la végétation, aidée par une atmosphère de plus en plus riche qu’elle enrichira encore en retour. Mais avant, surtout, la végétation va recouvrir les roches et tapisser le relief, y enfoncer ses racines pour le maintenir immobile et le départir enfin de sa puissance de compression. Celle-ci était d’ailleurs bien présente dans la vision de Konoye, aussi bien dans le choix du vocabulaire (« crushingly », « loomed », « pressing », « squeezing », « hung » ) que dans le mouvement que fait naître la progression de préposition qui répète au fil des phrases son approche irrémédiable (« above » puis « over ») jusqu’à l’enfoncement (« down »). Mouvement inattendu et écrasement que confirme une fois de plus Bachelard : « Il semble que la pierre colossale donne, dans son immobilité même, une impression toujours active de surgissement »8 ; « Ainsi, un destin d’écrasement se lit dans la contemplation du rocher »9. C’est ce que tente de fuir Konoye avant que la mort ne le rattrape. On retrouvera le malheureux qui tentait de fuir dans l’espace, mort de peur. « He died of deimos, dread »10 conclura son équipier.
 
Un tel empressement à vouloir rendre Mars à la vie n’est pas non plus innocent. Car le rocher, métonymique d’une planète morte, est aussi une pierre tombale naturelle. Les personnages qui débarquent sur cette planète sont alors mis face à leur propre mort possible. Kim Stanley Robinson en a fait le principal trait de l’un de ces personnages dans sa « Trilogie Martienne »11. Ann est une « Rouge », c’est-à-dire une partisane de la préservation de la planète en l’état. C’est aussi une femme au goût prononcé pour les voyages d’exploration en solitaire qui lui donneront par la suite des tendances suicidaires. A trop vivre au contact de la roche qui ne l’a jamais effrayée, elle veut elle-même devenir roche et mourir littéralement avalée par un glissement de terrain ; destin que seul un sursaut de vie tardif lui refuse. Symboliquement en effet, l’avalanche rocheuse s’arrête à 30 mètres d’elle12.
 
Un second personnage qui ne cède pas à la peur du rocher, c’est Rachel Dycek, l’héroïne de Climbing Olympus13 de Kevin J. Anderson. Mais elle, en revanche, a choisi l’autre parti. Elle est l’auteur des modifications physiques qui ont permis d’envoyer des prisonniers russes vivres sur Mars. Rachel a choisi la pantropie. Elle n’est pas victime de la peur que peut inspirer la planète rouge, elle en est une instigatrice. Elle cultive la part monstrueuse de l’homme, de la chaire vivante. Mais en digne héritière du Dr Frankenstein, elle flirte aussi avec les frontières de la mort. Son nom, dans ce contexte n’est pas anodin, car dans « Dycek », on entend aisément « dissect », « disséquer » en français. Et puisque dans l’ensemble des romans la planète est bel et bien vide des monstres qui ont fait son heure de gloire, Rachel, en bonne connaisseuse de la mythologie martienne, joue avec ses codes et s’active à lui en redonner ; en l’occurrence, des Russes monstrueux devenus Martiens.
 
Rachel Dycek créé deux types d’Hommes Adaptés à Mars. Les premiers, au physique et au comportement les plus monstrueux, sont les « adins » (du russe pour « un »). Voici la description que fait l’auteur du plus féroce d’entre eux :
 
His adin eyes were set deeply under a continuous frilled hood to shield them from the cold and the blowing dust. A transparent plastic membrane covered the eyeballs to prevent them from freezing solid. An additional membrane drapped over the broad nostrils to help retain exhaled moisture. A set of auxiliary lungs mounted beneath the shoulder blades and surrounded by artificial diaphragm musculature made the adins look like grotesque hunchbacks. Their skin had a milky cast, nearly dead of feeling due to the long-chain polymers grafted onto the hide, like an insularing suit14.
 
Si l’on se fie au vocabulaire, ces êtres mélangent donc les caractéristiques artificielles (« transparent plastic membrane », « artificial diaphragm musculature ») et des attributs animaux (« hide »). Les autres personnages reconnaissent par ailleurs volontiers un « rigid, alien look »15 à ces traits. Toutefois, la peur qu’ils suscitent ne provient pas uniquement de leur apparence. Elle est aussi causée par les actes barbares de certains d’entre eux, même si l’auteur prend soin de préciser le passé violent de leur chef, Boris, prompt aux actes cruels bien avant son « adaptation ».
 
Lors de la plus spectaculaire scène du roman, Boris et son acolyte « adin », Nikolas s’en prennent à une famille de « dvas » (du russe pour « deux »), le second groupe d’Hommes Adaptés qui suivirent les « adins » de quelques années, fidèles serviteurs des humains non-modifiés qui viennent de débarquer. Là ressort toute la bestialité des « adins » qui terrifie même d’autres Adaptés, et qui mêlent des attributs d’animaux et d’êtres humains primitifs :
 
He let out an animal cry (...).’That will put the shiver of fear down their spines’ he said in a hoarse voice, then shrieked again like a wild man. Never had an animal made a mournful nightime cry on the surface of Mars. The miserable dvas huddling inside their shelter would hear it and feel true terror (...). He heard the high-pitched, frightened voices coming from inside, no doubt stirred up by his howl16.
 
Aux menaces suivent les actes, aussi barbares que terrifiants : Nikolas brise d’un roc la fenêtre de l’habitation et s’y rue pour décapiter un premier « dva » et en empaler un second avant de périr le crâne fracassé. C’est un peu comme si la part martienne et primitive de ces hommes reprenait le dessus. Les « adins » ne sont alors pas si éloignés des Martiens de Ghost of Mars de John Carpenter, ces humains « infestés » par la planète, dans leur apparence physique comme dans leurs rites violents. Parce qu’ils se retrouvent sur cette planète et qu’ils participent de sa nature, ce sont des êtres froids et secs, insensibles comme la pierre. En outre, c’est pour défendre leur souveraineté sur cette Terre qu’ils se soulèvent ; c’est par pur esprit territorial, typique encore une fois de l’humain des premiers temps et de l’animal.
 
Les nouveaux Martiens sont des monstres de pierre, et Climbing Olympus fait d’ailleurs la part belle à la thématique du rocher, car la roche est à la fois leur arme de prédilection, mais aussi leur unique moyen d’expression artistique. Une arme, tout d’abord. Nikolas entre dans l’habitation des « dvas » en brisant une fenêtre, mais ce n’est pas l’unique occurrence où la roche est utilisée contre les refuges des hommes. Boris, l’autre « adin », jette des rochers sur le Rover de Rachel qui tente de ramener sa femme enceinte à l’abri de l’habitat humain. Et contre ce même habitat, Boris n’aura finalement comme arme que l’avalanche de pierre qu’il déclenche à la fin du roman, avant de se sauver.
 
Mais là où Kevin Kevin J. Anderson est un peu plus novateur, c’est qu’il dote la tribu des « adins » d’un personnage qui voue son temps à construire des statues de pierre représentant les visages des grands révolutionnaires russes. Dans une belle accroche en début de chapitre, l’auteur inverse alors les caractéristiques entre l’humain et le minéral, entre l’homme et le monstre de pierre : « An inhuman hand added finishing touches to the human face »17. Suit alors la description en termes humains du visage de la statue, et deux paragraphes plus loin, celle du visage de Boris, citée plus haut, en contrepoint. La conclusion à en tirer est simple : la roche, c’est-à-dire Mars elle-même, est plus humaine que ces créatures que les hommes y ont apportées. Mais surtout, puisque ce sont les visages de grands hommes, de grands révolutionnaires, Boris aspire à avoir le sien représenté entre ces illustres héros. Ce à quoi il échouera, puisqu’il ne sait retenir d’eux que leur force bestiale et leur pouvoir de terroriser, non leur humanité. Il ne saura les imiter qu’au premier degré : être un monstre de pierre.
 
Ces statues ont de plus le mérite d’introduire une mise en abyme dans le roman, sorte de chaîne qui unit des générations de personnages : de Rachel Dycek, l’humaine aux traits de pierre18, qui créé des hommes adaptés pour vivre de la pierre, et de ces êtres à leurs créations de pierre quasi-prométhéenes aux trait plus qu’humains. Tous les personnages du roman sont divisés, clivés à différents degrés, entre leur humanité et la minéralité de la planète qui les entoure, qu’ils soient partisans de la pantropie, de la terraformation ou de la préservation de la planète telle qu’ils l’ont trouvée. Peut-être est-ce en référence à ce clivage qu’il faut comprendre le nom de l’héroïne, « Dycek ». Surtout, tous sont à des degrés divers des figures de ce Golem que leurs archétypes humains leurs faisaient voir sur le sol martien.
 
Dans l’esprit de la conquête martienne, si la pantropie est envisagée, elle l’est toujours comme étape initiale et temporaire. Kevin J. Anderson ne démontre pas le contraire. Alors que les deux démarches se voulaient pratiquement concomitantes, il s’avère que la terraformation prend vite le pas sur l’autre et restreint progressivement l’aire d’action des Hommes Adaptés. Symboliquement, à la toute fin du roman, le titre prend tout son sens et l’ « adin » Boris se voit contraint à gravir le plus haut sommet de Mars pour trouver des conditions qui lui soient encore viables : le froid, l’aridité et l’air raréfié. Il s’identifie alors à la planète dans son état initial et progressivement tous deux ne seront plus capables que de quelques actions de résistance qui prendront la forme de catastrophes naturelles : éboulement rocheux ou tempêtes de sable. Rachel Dycek croyait pourvoir préserver Mars en n’y amenant que des êtres qui s’y fondraient sans l’endommager, mais en y amenant la vie, sous quelque forme que ce soit, elle n’a fait qu’avancer l’heure de la terraformation. Les Hommes Adaptés n’étaient-ils pas là pour devancer les humains non modifiés et leur préparer le terrain ? La fin d’une Mars morte et primitive est proche et inexorable. Le Golem vit ses derniers jours. La planète rouge ne nous fera plus peur très longtemps.
 
 
 
Bibliographie
 
Oeuvres de Science-Fiction citées :
 
Anderson, Kevin J., Climbing Olympus, London : Harper Collins Publishers, 1993
 
Blish, James : Semailles Humaines, Paris : J’ai Lu, 1967
 
Bova, Ben, Mars, London : Hodder & Stoughton, New English Library, 1992
 
Robinson, Kim Stanley, Red Mars, New York : Bantam, 1993
 
Robinson, Kim Stanley, Green Mars, London : Harper Collins Publishers, 1994
 
Robinson, Kim Stanley, Blue Mars, London : Harper Collins Publisher, 1997
 
A noter, une oeuvre incontournable consacrée à la pantropie sur Mars :
 
Pohl, Frederik, Homme Plus, Paris : Calman-Lévy, Le Livre de Poche n°7051, 1977
 
Etudes de Topoanalyse :
 
Bachelard, Gaston, La Poétique de l’Espace, Paris : Quadrige/PUF, 1957, 2001
 
Bachelard, Gaston, La Terre et les Rêveries de la Volonté, Essai sur l’Imagination de la Matière, Paris : José Corti, 1947,
 
 
 
Notes
 
1 Blish, James, Semailles Humaines, Paris : J’ai Lu, 1967, p.57
 
2 Ibid., p.12
 
3 Ibid.
 
4 Landis, Geoffrey A., Mars Crossing, New York : Tor, 2000
 
5 Bova, Ben, Mars, London : Hodder & Stoughton , New English Library, 1992
 
6 Ibid.
 
7 Bachelard, Gaston, La Terre et les Rêveries de la Volonté, Essai sur l’Imagination de la Matière, Paris : José Corti, 1947, 1996, p.190
 
8 Ibid., p. 189
 
9 Ibid., p. 192
 
10 Bova, Ben, op. cit., p. 260
 
11 Robinson, Kim Stanley, Red Mars, 1992, Green Mars, 1993, Blue Mars, 1996
 
12 Robinson, Kim Stanley, Green Mars, London : Harper Collins Publishers, 1993, p. 150
 
13 Kevin J. Anderson, Kevin J., Climbing Olympus, London : Harper Collins Publishers, 1997
 
14 Ibid., p. 15, italiques dans le texte.
 
15 Ibid. p. 183, mes italiques.
 
16 Ibid., pp. 56-57
 
17 Ibid., p.15
 
18 « (...) granite-colored eyes and angular features, red-brown hair laced with iron-gray, wide mouth, generous nose". Ibid., p. 130. C’est presqu’ici une description personnifiée de Mars dans laquelle on pourrait voir Olympus Mons en nez généreux, Valles Marineris en large bouche, les cratères en yeux couleur de granite, et le reste du sol en chevelure brun-rouge sertie de gris acier.

Cet article a été publié en 2004 dans la revue Belphégor, littérature populaire et culture médiatique, (revue à comité de lecture) vol 3 n°2, FRIGERIO, Vittorio dir.

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