Le voleur aux esprits
( La légende d'Eli Monpress 1 )
de Rachel Aaron
aux éditions Orbit
Genre : Fantasy

Auteurs : Rachel Aaron
Couverture : Sam Weber
Traduction : Guillaume Le Pennec
Date de parution : janvier 2012 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 300
Titre en vo :
Parution en vo : 2010

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Une fantasy tendre et pétillante

Rachel Aaron est une jeune auteure américaine qui se lance dans l’écriture avec un univers personnel très particulier, sorte de fantasy décontractée et légère. Trois tomes des aventures d’Eli Monpress sont déjà parus aux Etats-Unis, le premier venant d’être traduit en français.

 

Tel est pris qui croyait prendre

 

Eli Monpress est un magicien et un voleur dont la tête est mise à prix. Son pouvoir consiste à pouvoir dialoguer avec les esprits qui peuplent le monde - celui d’une porte, d’un sac ou d’une forêt - et à les charmer. Accompagné de deux amis, une jeune femme dotée d’un pouvoir démoniaque et un bretteur hors-pair, il a décidé de faire un nouveau coup à la cour de Mellinor, pays où la magie est interdite.

Miranda Lyonette est une magicienne. Elle dispose, cachés dans ses bagues, de plusieurs esprits puissants qui lui obéissent. Son travail est de capturer Eli Monpress, qu’elle traque à l’aide de sa monture, un chien fantôme énorme et intelligent.

Renaud est le frère aîné du roi de Mellinor, chassé de son pays lorsque l’on a découvert qu’il était mage. Revenu pour se venger et prendre le pouvoir, il compte bien profiter du chaos créé par les actes d’Eli et de Mirannda pour se hisser sur le trône.

Chacun monte son piège, seul vaincra celui qui saura prendre les autres dans ses filets...

 

Joyeux et pétillant

 

La fantasy est, de base, un genre fermé dont bien des facettes ont déjà été explorées par de brillants auteurs. Créer un nouvel univers, unique et différent, est délicat.

Rachel Aaron y parvient néanmoins avec brio. Tant les personnages que les pouvoirs et les compétences mis en œuvre sont brillamment décrits, emportant le lecteur dans un monde où l’on peut dialoguer avec une mer comme avec un bâton et une sacoche.

L’approche aussi est particulière. A l’esprit martial et violent de l’univers de fantasy, l’auteure apporte une touche féminine, une sorte d’humour poivré générant une atmosphère particulière, plus douce et un peu décalée qui accroche plus qu’un récit de capes et d’épées standard.

Un beau texte, attendons donc avec intérêt la traduction des volumes suivants...

Jean Rébillat