Poliedrum 1
( Poliedrum 1 )
de Rafael Abalos
aux éditions Albin Michel ,
collection Wiz
Genre : Fantastique
Sous-genres :
  • SF

Auteurs : Rafael Abalos
Traduction : Maryvonne Ssossé
Date de parution : mai 2012 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 320
Age minimum : 11 ans
Titre en vo : Poliedrum 1
Cycle en vo : Poliedrum

Lire tous les articles concernant Rafael Abalos

La chronique écrite de Claire, 15 ans.

L’auteur
 
Né en 1956 à Malaga, Rafael Abalos, Espagnol, était d’abord avocat avant de devenir auteur de livres de fantasy. Son premier roman adolescent, Grimpow, devient un best-seller et lui apporte une renommée internationale. « Poliedrum » a été publié pour la première fois en Espagne en 2009 et traduit en Français en 2012.
 
Sa bibliographie : « Grimpow », « Gotico », « Poliedrum », tous publiés chez Albin Michel Wiz.
 
« Entrez dans Poliedrum : un univers où le temps de dure qu’un instant »…
Timothy, Nathan et Melissa sont fans de BD et d’aventures et forment ensemble le Club de l’arrière-boutique, dans la vieille librairie du père de Timothy. Lorsqu’ils apprennent la mort de Layonel Savage, leur auteur de BD préféré qu’ils connaissaient personnellement, leur univers est sur le point de s’écrouler.
 
Au profit d’un autre : Poliedrum, un monde imaginaire où tous les montres et dangers de BD d’aventure se mêlent à la réalité. Layonel Savage en est le créateur. Sa mort confirme tous les doutes : Poliedrum est en danger.
 
Et seuls quatre adolescents dont il s’est inspiré sont autorisés à y entrer : Timothy, Nathan, Melissa, et Matheus, un inconnu. Quatre Masters proches de Layonel prêts à les aider, un dé à douze faces pour les guider…
 
Troubles temporels…

Le début est plutôt pas mal, on pose le cadre, les héros sont des fans de BD, et malgré quelques éléments « puérils » (qui doivent témoigner de l’âge des héros, entre 12-13 ans je pense), le mystère du prologue plane sans qu’on ne puisse encore faire le lien avec les protagonistes.
 
Ensuite, les choses se gâtent. Poliedrum est un monde imaginaire créé à partir d’une tablette multimédia, dans lequel nous pouvons circuler librement. Monstres, périls et épreuves sont garantis. Mais le créateur de cet univers est mort, et seuls nos quatre héros, qui connaissaient le créateur, sont autorisés à pénétrer dans Poliedrum, par l’intermédiaire d’un dé à douze faces. A chacun des adolescents devra être assigné un Master, tous des amis de Layonel Savage, qui pourra les aider dans leur aventure. Je trouve l’idée assez originale, intéressante. Elle aurait pu donner un très bon livre, si elle avait été bien développée. Or je ne trouve pas que cela soit le cas. Le roman va trop vite, les explications concernant la création de Poliedrum sont floues et incomplètes, certaines scènes qui dévoilent des éléments de réponse s’enchaînent directement à celles dans lesquelles les héros se posaient des questions…(on peut avoir la réponse la page d’après, dans un tout autre endroit…).
 
Je trouve les quatre adolescents très naïfs. La découverte de Poliedrum ne semble pas les ébranler grandement, ils y croient presque immédiatement sans se poser beaucoup de questions. Le roman aurait peut-être été plus intéressant, plus rebondissant si les personnages avaient été un peu plus âgés. 
 
 Dans le tome 1, les personnages n’entreront pas dans Poliedrum. Le temps s’arrête, leur permettant de trouver l’entrée de ce monde fantastique. Il s’agit d’une sorte d’entracte à Poliedrum. Que j’ai trouvé trop rapide. J’avais à peine remarqué le passage entre le monde réel habituel et le monde réel figé (avec changement de décor). J’ai dû relire les pages précédentes pour comprendre que les personnages avaient en effet basculé dans le « pré-Poliedrum ». Leur sont assignées des épées qu’ils savent manier sans effort, et les attendent des monstres qu’ils massacrent systématiquement sans avoir reçu d’entraînement. L’action pour l’action.
 
Je trouve également qu’il est difficile de situer les héros, il manque peut-être de descriptions des décors, générales. D’autant qu’ils changent constamment de lieux (je n’ai d’ailleurs pas vraiment suivi pourquoi exactement).
 
 L’histoire se rehausse tout de même à la fin. Il peut y avoir quelques surprises, de fausses pistes, et des personnages (Timothy) qui perdent de leur naïveté pour avoir des réactions plus plausibles qu’au début. Le dernier chapitre est beaucoup mieux, et décrit bien les sentiments de Timothy (sentiments que l’on a déjà pu ressentir de la même façon). 
 
C’est vraiment dommage, l’idée de base (le principe de Poliedrum) était très intéressante et aurait pu donner un très bon roman, mais ce n’est pas le cas.
Malgré tout, il peut plaire davantage aux plus jeunes…
 

Claire Nottola


chroniqueur(se) ado.