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La Parabole du Royaume en Feu
( La Passion de Diosamante
1 )
de
Jean-Claude Gal
et
Alejandro Jodorowsky
Avis mitigé pour cette réédition
Soyons
clair dès le départ, Diosamante est une réédition.
Rien de nouveau sous le soleil. En fait, cet album date de 1992. A l’époque,
il était le fruit de la collaboration de Jean-Claude Gal et d’Alexandro
Jodorowsky. Le premier a eu une production relativement peu importante en BD.
A peine cinq albums au compteur (dont les Années du conquérant avec
Jean-Pierre Dionnet) pour ce prof de dessin qui a commencé avec le magazine
Pilote en 1972. Depuis il nous a malheureusement quitté trop tôt
en 1994. De son côté, Alexandro Jodorowsky est un scénariste
que l’on ne présente plus. Né en 1929 au Chili, il a exercé
une pléthore de métiers, de clown à chorégraphe en
passant par cinéaste. Il a travaillé également avec le mime
Marceau et avec Maurice Chevalier dans les années 50-60. Ses débuts
en Bande dessinée ne datent véritablement que du début des
années 80 où il débute dans le magazine Métal Hurlant.
Depuis on lui doit de nombreux succès comme Juan Solo, La
Caste des Métas Barons avec Gimenez, Megalex avec Beltran,
Avant l’Incal avec Moebius…
une légende vivante de la BD… Un conte Diosamante,
la parabole du royaume en Feu est en fait un véritable conte. Une Reine
met son pays à feu et à sang avec une déclaration stupide.
Le plus brave de ses guerriers pourra partager sa couche. Voilà de quoi
déclencher un véritable carnage, tous les hommes du royaume s’entretuant
joyeusement pour accéder au lit de l’incroyable beauté. Mais lorsque
tous sont morts, les barbares déferlent sur ce peuple désormais
sans défense. Commence alors une longue quête pour la Reine dans
laquelle elle tentera de gagner l’amour d’un roi et sa rédemption.
Attention à ne pas bruler les étapes... Transposer
un conte en un seul album est toujours un exercice délicat. Difficile, en
effet, pour le lecteur de prendre son temps et de ne pas dévorer les pages
pour se mettre en condition. Sans cette retenue, l’histoire se déroule
un peu trop rapidement, enchaînement d’épisodes peu crédibles.
Bref, il faut prendre son temps pour lire cet album, au risque sinon de passer
complètement à côté… comme moi !
Jérôme Vincent
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