de Francis Berthelot
aux éditions Dreampress.com
Auteurs :
Francis Berthelot
Couverture :
Laurent Français
Date de parution : décembre 2003
Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 1
Titre en vo : 1
Cycle en vo : Guin Saga
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Micro édition, micro texte
Serpent, marin et jeune fille…
Le serpent à collerette s’inscrit donc dans cette ligne éditoriale. On y trouve en 85 pages l’histoire de la famille de Renaud, pêcheur au grand cœur qui disparaît en mer un jour de tempête. Le drame passé, sa femme et ses deux enfants vont devoir faire face à un drôle d’individu, charmeur de serpents de profession. Avec quelques belles paroles et de jolies musiques, il finit par trouver asile sous le toit de la famille et place ses pions pour créer la discorde…
Un conte, quelques pages et surtout un prix…
Ce récit de fantasy a le goût et la forme du conte. On y trouve la même douceur, la même cruauté et le même genre d’intrigues et de personnages. Pourtant, pour qui sait voir entre les lignes et derrière les métaphores, c’est bel et bien une terrible histoire d’inceste que nous raconte Francis Berthelot. Un oeil inattentif pourrait lire un banal récit un peu gentillet alors qu’un drame se joue sous nos yeux. Comme le symbole de ces voisins ou amis de la famille qui dans ce genre d’affaire ne veulent pas voir l’impensable alors que tous les signes de la détresse sont là. Vu sous cet angle, Francis Berthelot fait très fort avec la sensibilité qui est sienne. Pour autant, s’il est agréable à lire, il reste un défaut majeur au Serpent à collerette, c’est son prix ! 15 euros pour une nouvelle de 80 pages sur un tout petit format. Un rapport quantité/prix qui peut rendre les lecteurs exigeants. On dira donc que cet ouvrage est réservé aux collectionneurs ou aux grands fans de Berthelot. Les autres risquent d’être déçus et de regretter leur argent. Le concept d’une nouvelle par titre n’est pas forcément inintéressant, bien au contraire. Encore faut-il que le prix se justifie ou soit calculé en conséquence. On risque sinon de rediriger les lecteurs vers des anthologies ou des revues plus grosses et moins onéreuses.






