de Arthur Charles Clarke et Mike McQuay
aux éditions J’ai lu ,
collection Science-Fiction
Auteurs :
Arthur Charles Clarke
,
Mike McQuay
Date de parution : avril 2001
Inédit
Langue d'origine : Anglais UK
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 1
Titre en vo : 1
Cycle en vo : Guin Saga
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Un séisme majeur qui ne casse pas des briques
Libérer l’humanité !
Lewis Crane, sismologue nobélisé, s’est juré de libérer l’humanité du fléau des tremblements de terre. Son Grand Œuvre va le conduire à pactiser avec les grands trusts commerciaux chinois qui, en ce début de XXIème siècle, tiennent en sous-main les rennes du pouvoir dans une Amérique en pleine crise : la dégradation de la couche d’ozone a conduit l’écologie mondiale au bord du gouffre, les lobbies ne se posent plus que comme aggrégats de consommateurs qu’il convient de choyer, l’Europe et le Moyen-Orient ont été commodément mis hors jeu par le suicide nucléaire de la nation d’Israël, et les derniers tenants de l’Islamisme sont désormais les quelques 60% d’Afro-Américains, littéralement confinés dans des ghettos au cœur des grandes villes.
Prose un peu molle, le rythme bancale de l’histoire...
Comme vous le voyez, rien de bien neuf dans cette prospective convenue. Mc Quay ne fait là que reprendre des idées déjà bien mieux exploitées par d’autres auteurs. C’est à nous que le manque de souffle visionnaire essouffle parfois. La critique lénifiante des travers bien connus des Américains n’apporte pas grand chose à cette intrigue surgonflée, qui se veut des dehors de super-production, mais qui ne nous emmène pas aussi loin qu’elle le voudrait. Si l’on ne peut que saluer le remarquable travail de documentation scientifique de Mc Quay, on regrettera la prose un peu molle, le rythme bancale de l’histoire, les accélérations temporelles assez mal venues, qui semblent trahir une ambition dramatique incompatible avec les termes du contrat d’édition. Et enfin, on déplorera l’introduction systématique dans le cours du récit de gadgets technologiques dont la naïveté nuit à la vraissemblance du background. Demeurent toutefois quelques très belles descriptions de catastrophes naturelles, hélas noyées dans le flux d’une histoire qui manque d’investissement. 10 sur l’Echelle de Richter reste un contrat de mercenaire. Le plus remarquable c’est finalement cette honnêteté de Clarke, qui crédite son nègre en couverture. Un exemple dont certains devraient peut-être s’inspirer.






