de Philip K. Dick
aux éditions 10/18
Auteurs :
Philip K. Dick
Traduction :
Gérard Klein
Date de parution : janvier 1957
Inédit
Langue d'origine : Anglais US
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 1
Titre en vo : 1
Cycle en vo : Guin Saga
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Un monde où la réalité a un arrière-goût de cauchemars...
Qu’est-ce que la réalité ?
Vous pensez être normal et que tous les gens autour de vous le sont. Eh bien, vous pouvez commencer à en douter. Philip K. Dick nous emmène en voyage dans les méandres tortueux de l’esprit et surtout de la folie.
Huit personnages se retrouvent en visite dans le bévatron de Belmont construit par la commission de l’énergie atomique. Marsha et Jack Hamilton, un couple heureux malgré l’accusation de communiste qui pèse sur Marsha, Charles Mc Feyffe, capitaine de la sécurité intérieure de la commission à l’énergie atomique, Mrs Edith Pritchett, une femme plutôt grasse et son fils David, Bill Laws, un jeune guide, Mr Arthur Silvester, ancien soldat et enfin, Miss Joan Reiss, une jeune femme aux allures de secrétaire compétente.
Lors de la visite, un accident se produit et ces huit victimes sont précipitées dans un faisceau de protons. Une grande quantité d’énergie se trouve alors libérée ayant de drôles de conséquences sur la réalité. Mais est-ce vraiment la réalité ? Physiquement, ils sont toujours sur le sol du bévatron mais mentalement, où sont-ils ?
Nos huit personnages vont voyager de mondes en univers, des plus horribles au plus cauchemardesques : un étrange univers où la vie est régie par toutes les superstitions ignorantes et pieuses, un monde de fantaisies où tous les maux n’existent pas et où des objets, voire des catégories entières, sont abolis, une société vicieuse, paranoïaque où délires de persécution, complots sont choses courantes... Bref, une succession d’atmosphères plus délirantes les unes que les autres. Et à quand le retour vers la réalité ?
L’enfer, c’est l’univers d’autrui
Ainsi, Philip K. Dick développe son idée selon que chaque individu a sa vision déformée du monde et projette son inconscient pour créer son réel. Dans ce roman, il existe donc autant de mondes que de personnages, et il ne fait pas bon tomber dans l’univers d’autrui. Philip K. Dick dans son style bien particulier nous emmène dans ces multiples mondes. Des descriptions si réalistes qu’elles vous donnent la chair de poule, une atmosphère noire où religion, politique et folie mènent à la perte de l’être humain. Ecrit à la fin des années 50, L’oeil dans le ciel reste un roman surprenant, surtout pour son époque, à lire absolument.






