de Alain Pozzuoli
aux éditions L’Oxymore
Auteurs :
Emblèmes
,
Jess Kaan
,
Bruce Holland Rogers
,
Robert Weinberg
,
Guillaume Roos
,
Claire Garand
,
Matthieu Baumier
Couverture :
Philippe Callier
Anthologiste :
Alain Pozzuoli
Date de parution : septembre 2003
Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Anthologie
Nombre de pages : 1
Titre en vo : 1
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Un peu fade
Templiers, francs-maçons et diableries
Au sommaire de ce numéro 10, on trouve 7 nouvelles d’auteurs en majorité français (pour 5 d’entre eux contre 2 anglo-saxons). Parmi eux, on distinguera tout particulièrement la nouvelle de Jess Kaan. Un français travaillant à Varsovie se trouve assailli d’étranges visions après la mort de son amante. Il devra en découvrir la cause mais surtout se méfier d’un individu qui cherche à l’enrôler dans son groupe. Un bon moment que nous offre l’auteur avec un final surprenant.
On évoquera également le texte de Bruce Holland Rogers. Flirtant avec les contes de notre enfance (et avec la morale qui les accompagne), il nous conte la drôle d’aventure d’un jeune homme invité à devenir roi du Carnaval par une compagnie de la Nouvelle Orléans. Tous les plaisirs lui sont offerts : nourriture, festivités, sexe… Mais une telle débauche de bontés cache souvent un cadeau empoisonné…
Dans les cinq nouvelles restantes, on citera Robert Weinberg et sa quête d’Excalibur dans un texte plutôt doux et sucré, ainsi que Guillaume Roos et son enquête policière avec un meurtre horrible, le comte de St Germain et la secte des Germanites…
En manque de sel
Si l’ensemble n’est pas désagréable, on restera toutefois relativement interdit devant ce numéro d’Emblèmes. La cause est simple : les 7 nouvelles manquent tout simplement de sel. Les auteurs ont de bonnes idées, bien que souvent classiques, tout en ayant tendance à tomber rapidement dans la facilité. On sent qu’il y a souvent matière à faire des textes avec de l’ambition mais ici le suspens tombe le plus souvent à plat. Etonnant par exemple comme la résolution de l’intrigue de Robert Weinberg vient vite. Même constat pour Guillaume Roos ou bien Ronan Quarez. La faute peut être à un thème avec lequel il est difficile de surprendre. Dommage. Saluons tout de même et pour finir le côté analyses plutôt réussi.






