Le Régiment monstrueux
( Les Annales du Disque-Monde 29 )
de Terry Pratchett
aux éditions L’Atalante ,
collection La Dentelle du Cygne
Genre : Fantasy
Sous-genres :
  • Humour

Auteurs : Terry Pratchett
Couverture : Josh Kirby
Date de parution : février 2007 Inédit
Langue d'origine : Anglais UK
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 1
Titre en vo : Monstrous Regiment
Cycle en vo : Discworld

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Moins réussi que le précédent...

La série du Disque-Monde a fait de Terry Pratchett l’un des auteurs les plus en vue et les plus vendeurs (tous genres confondus) en Angleterre, et lui a donné une réputation mondiale. Après Ronde de nuit, le 29e opus de la série, qui contait avec brio l’équivalent de la Commune (ou de la Révolution russe, ou de la...) à Ankh-Morpokh, Le Régiment monstrueux s’intéresse à un conflit armé qui ressemble fort aux guerres napoléoniennes. Les illustrations de couverture sont de Paul Kigby, qui avait déjà réalisé celles de plusieurs des éditions reliées anglaises (dont celle de Ronde de nuit).

Mais si, nous sommes en train de gagner...

Polly s’est entraînée. Elle a observé l’adversaire, ses petites manies, ses maniérismes pour pouvoir se fondre dans la masse. Elle a fait ce qu’il fallait, jusqu’à sacrifier ses cheveux. Et elle s’est engagée... L’armée de son pays, la Borogravia, est une avide consommatrice de vies humaines, entières ou par morceaux, depuis des dizaines d’années, et les recruteurs en sont à râcler les fonds de tiroir. Ils enrôleraient même des gens sachant lire. Voire des vampires, des Igors ou des trolls... Il suffit de signer, d’embrasser un mauvais portrait de la Duchesse, et vous êtes prêt à recevoir le schilling qui signifie votre engagement définitif. Il est facile de s’engager, oui, mais plus difficile de maintenir les apparences lorsque le moindre geste demande réflexion parce que se curer le nez en public ou faire le bravache ne vous vient pas vraiment naturellement. Et si quelqu’un découvre que Polly est une fille, les choses risquent de très mal se terminer pour elle. Entre la religion et les coutumes locales, celles-ci ne sont pas vraiment encouragées à s’exprimer... Il lui faut donc tenir, coûte que coûte, coincée entre les dangers de la guerre et ceux qui menacent son propre camp, pour, peut être, parvenir à retrouver son frère. Et les choses sont en train de mal tourner pour la Borogravia...

Ca commence très bien...


Le récit commence très bien, avec une juste dose de sérieux et d’humour qui rappelle
Ronde de nuit  : des personnages bien campés, qui de caricaturaux deviennent rapidement humains, une histoire intéressante...

Mais...

Puis viennent les premières surprises et révélations, un peu tirées par les cheveux mais facilement pardonnables étant donné la qualité du début et l’efficacité de leur intégration dans le récit. L’ennui, c’est que cela continue, de plus en plus gros, et devient une sorte de deus ex machina bien commode et un peu facile. De nouveau, cela pourrait passer, si au même moment le ton ne devenait pas sentencieux et moralisateur... La présence de Sam Vimes et sa troupe dans l’histoire est également d’une utilité un peu douteuse. Pratchett retrouve une partie de son efficacité coutumière vers la fin, mais le mal est fait, et le lecteur a perdu une partie de son intérêt. Bien que n’atteignant pas le niveau de
Ronde de nuit, ce roman reste très intéressant, et confirme que Terry Pratchett a changé de style. Il ne nous reste plus qu’à attendre (avec impatience) le prochain épisode...

Magda Dorner

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