La Ligue des héros
( 1 )
de Xavier Mauméjean
aux éditions Mnémos ,
collection Icares
Genre : Fantasy

Auteurs : Xavier Mauméjean
Couverture : Michel Durand
Date de parution : avril 2002 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 1
Titre en vo : 1
Cycle en vo : Guin Saga

Lire tous les articles concernant Xavier Mauméjean

Un troisième roman mitigé pour Xavier Mauméjean

Tous ceux qui pensent que Xavier Mauméjan est un nouvel auteur de science fiction se mettent le doigt dans l’œil jusqu’au coude. Sous ses airs de petit nouveau, cet auteur de 39 ans a déjà derrière lui deux romans, un psycho-thriller urbain, Gotham, et un livre fantastique : Les mémoires de l’Homme-Eléphant, tous deux publiés aux éditions du Masque. A noter que pour ce dernier édité il y a deux ans, Xavier Mauméjan avait reçu une flopée de critiques positives et obtenues le Prix Gérardmer 2000 du roman fantastique. Pas mal pour une histoire d’Elephant-Man rédigée par un diplômé en philosophie et en science des religions.

Récit enchassé

La ligue des héros peut paraître un rien désarmant au premier abord. Mauméjan a scindé son intrigue en deux. La première nous conte une Angleterre du début du siècle bien différente de celle des livres d’histoires. En effet Peter Pan a débarqué en plein Londres et mène la vie dure aux anglais, se rendant coupable de nombreux délits et jouant régulièrement au kidnappeur d’enfants. Avec les fées, Pirates et Peaux Rouges qui l’accompagnent, il met une touche de couleur dans la capitale londonienne. Heureusement, pour déjouer ses sombres machinations et celles des truands de tout poils, les services de sa majesté comportent une section supplémentaire : La ligue des héros. Ces hommes beaux, intelligents, surdoués… et pétris d’un nombre incroyable d’autres qualités, sauvent régulièrement le monde entre deux tasses de thé dans leur quartier général. Deuxième partie de l’histoire, l’arrivée en 1969 d’un amnésique dans une modeste famille londonienne. Les services sociaux le présentent comme le père retrouvé de la femme du couple. Mais l’adaptation de cet homme de 60 ans ne sera pas évidente. Et surtout qui est-il réellement ?

Un héros trop parfait

Sans donner dans la langue de bois, La ligue des héros est somme toute un livre agréable. Il y a un peu de Burroughs là dedans, mélangé à un doigt de Comics américains, le tout secoué par des allers-retours entre les deux intrigues et un final étonnant. Seuls soucis, ce roman a les qualités de ses défauts. En évoquant de grandes figures héroïques à la Tarzan, on finit par être agacé de tant qualités. Le héros, Lord Kraven, est un bloc monolithique, perpétuellement sûr de lui et de ses capacités, se sentant et étant de fait plus fort que les autres. Heureusement cela induit quelques trop rares moments salvateurs de doute. Mais pour le reste il est presque " too much ". Evidemment, ma conscience de chroniqueur me souffle que ce caractère n’est pas fortuit et qu’il est certainement présent pour mieux le remettre en cause à la fin. Il reste agaçant quand même. Bref, le livre est dans l’ensemble plutôt bon même si mon sentiment personnel est plutôt mitigé.

Jérôme Vincent