L’Ombre du vent
de Carlos Ruiz Zafon
aux éditions Pocket ,
collection Pocket Best
Genre : Littérature générale
Sous-genres :
  • Merveilleux

Auteurs : Carlos Ruiz Zafon
Date de parution : avril 2013 Inédit
Langue d'origine : Espagnol
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 672
Age minimum : 14 ans
Titre en vo : La Sombra del viento

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La chronique écrite de Lola P., 15 ans.

Le livre

L’Ombre du vent (titre original : La Sombra del viento) est un roman historique écrit par l’auteur espagnol Carlos Ruiz Zafón. La version originale a été publiée en mai 2001 par les éditions Planeta Editorial.

Le livre a été traduit en français par François Maspero et la version française a été publiée en avril 2004 par les éditions Grasset, puis rééditée par la Librairie Générale Française, collection Livre de poche en janvier 2006. Ce livre fait partie d’une série sans lien direct intitulée Le Cimetière des livres oubliés, comportant trois tomes traduits en français : L’Ombre du vent (2001), Le Jeu de l’ange (2008), Le Prisonnier du ciel (2011), et un quatrième tome (qui n’a pas été adapté en français), El laberinto de los espíritus, paru aux éditions Planeta Editorial en 2016.

L’auteur

Carlos Ruiz Zafón, né le 25 septembre 1964 à Barcelone, est un écrivain et scénariste espagnol résidant à Los Angeles. Il écrit son premier roman, de plus de cinq cents pages, à quatorze ans. À dix-neuf ans, il entre dans la publicité, qu’il quitte pour se consacrer à son roman Le prince de la brume, qu’il publiera en 1993 aux éditions Edebé. Au Prince de la brume feront suite Le Palais de minuit (1994) et Les Lumières de septembre (1995), dans le Cycle de la brume.

Il écrira également Marina, un roman indépendant, qui paraitra aux éditions Edebé en 1999.

Paraîtront plus tard une série de romans sans lien direct intitulée Le Cimetière des livres oubliés.

L’histoire

Un matin, dans la Barcelone de l’après-guerre, un père emmène son fils -Daniel Sempere, le protagoniste- au Cimetière des livres oubliés, perpétuer une tradition familiale. Là, il choisit un livre qui ne le quittera plus : L’Ombre du vent. Daniel cherche à en savoir plus sur son auteur, le mystérieux Julian Carax, mais il ne trouve rien à son sujet. Aucun autre livre, aucun souvenir.

Quelques années plus tard, sa curiosité est de nouveau piquée lorsqu’un professeur s’entête à lui acheter, à n’importe quel prix. Pourquoi ce livre a-t-il tant de valeur ? L’adolescent va reprendre sa quête, au coeur d’une Barcelone historique, des découvertes de l’amour et lever le voile sur de sombres mystères depuis trop longtemps oubliés...

Mon avis

À travers L’Ombre du vent, Carlos Ruiz Zafón nous fait voyager dans une Barcelone en mouvement, bâtie sur les ruines tremblantes d’un sombre passé. On découvre (ou redécouvre) une ville vivante, à travers son histoire et son patrimoine. Daniel, adolescent dont la littérature a changé la vie, suit la trace d’un auteur fantôme, disparu depuis des années. À travers son regard de jeune homme, on peut vivre cette aventure fantastique et effrayante, où les auteurs maudits et les grandes familles déchues font partie intégrante du décor. On découvre aussi avec lui la dureté de l’adolescence et du monde qui nous entoure, lorsqu’on est un adolescent amoureux pour la première fois.

L’écriture est soutenue, très descriptive, et chaque détail semble nous apparaître.
C’est tout un univers qui a germé dans l’esprit de Carlos Ruiz Zafón. L’amour : pour les hommes, pour les livres ; la jalousie, qui peut consumer une âme comme le feu consume une brindille ; la mort, qui observe tout de haut comme un vautour, attend son heure.

Le dessous de l’histoire est très sombre et dur, et certaines scènes peuvent choquer les plus sensibles. Le destin des personnages est lié - peu importe comment - mais, comme dans une tragédie, seuls certains choix ont un impact sur la vie des personnages : les uns sont destinés à mourir, les autres à vivre.

La fin est assez cruelle, mais laisse de l’espoir. Une fois nos larmes séchées, on a envie de sourire et de raconter leur histoire. Un livre magnifique. On en ressort changé.

Marc Alotton


chroniqueur(se) ado.