aux éditions Pocket ,
collection Pocket Science-fiction
Sous-genres :
- Uchronie
Auteurs :
Christophe Lambert
Couverture :
Manchu
Date de parution : janvier 2007
Réédition
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 326
Première parution : mars 2005
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Quand la télé-réalité rejoint l’uchronie
Assistez en direct à un des plus grands événements historiques !
2060. L’armée a mis au point le voyage dans le temps. Une grande maison de production a récupéré le procédé pour mettre en place un nouveau genre de télé-réalité. Elle propose aux téléspectateurs de vivre en direct de grands événements historiques : l’assassinat de John Kennedy, le "suicide" de Marylin Monroe... Alors que l’audience chute dangereusement, un jeune carriériste propose de faire vivre aux téléspectateurs le jour du débarquement en Normandie. L’idée plaît.
Ainsi, Mitchell Kotlowitz, historien spécialiste du débarquement, et Gary Hendershot, reporter photographe, acceptent de partir dans le passé filmer le "Jour J". Mais, ils ne doivent en aucun cas interagir sur le cours des événements aux risques de changer le futur. Ils ne devront être que de simples témoins. Mais au coeur de la bataille, une erreur est vite arrivée...
"L’art de la guerre"
"Voilà l’intérêt du voyage dans le temps, pour les militaires ! Ils peuvent jouer et rejouer les batailles qu’ils ont jadis perdues, jusqu’à faire peser la balance de leur côté !"
La Brèche est un roman mélangeant habilement la science-fiction avec l’Histoire. Christophe Lambert décrit avec un grand art l’ambiance de la guerre, les sensations vécues par les héros et les soldats... Ainsi, il raconte crûment l’ironie du sort des soldats pendant la bataille, la terreur qui les assaille et les plonge à la limite de la folie ou pour d’autre de la paralysie. On sent que l’auteur a fait de nombreuses recherches et qu’il ne s’est pas aventuré à la légère pour décrire l’atmosphère et les événements qui ont eu lieu ce jour-là. Le don de Christophe Lambert est d’avoir une vision très cinématographique de son intrigue et à travers son style bien à lui, il arrive à faire transparaître cette vision. Ainsi, le lecteur visualise parfaitement chaque instant, le décor et les expressions des personnages. Il vit chaque moment avec les protagonistes de l’histoire.
L’auteur n’hésite pas à jeter quelques propos cyniques sur le côté romanesque des films historiques tels que Le Jour le plus long, même si l’on sent que ces mêmes films ont bercé son enfance et lui ont donné le goût pour le cinéma. Ainsi, il lance quelques propos sur les blessures "héroïques" des personnages des films, alors que l’on sait bien que dans une guerre, nombreuses sont les blessures "ridicules" (une balle dans la fesse, un doigt en moins...).
Autre sujet que Christophe Lambert n’hésite pas à critiquer : la télé-réalité. Et là, il ne va pas avec le dos de la cuillère. Il dénonce l’escalade à l’audimat à travers tous les moyens possibles, le manque d’humanisme des maisons de production...
Et enfin, cet auteur a su mener son intrigue jusqu’au bout. Le débordement de situation de la fin du roman est extrêmement bien réussi : la course à la technologie pour faire balancer la victoire dans l’un des deux camps, le troisième Reich tentant le tout pour le tout pour gagner la bataille en envoyant cyborg, et autres technologies. Chapeau Monsieur Lambert et bienvenu dans la cour des grands !






