L’Ourse et le Boucher
( Chroniques de l'Hudres 3 )
de Héloïse Côté
aux éditions A Lire
Genre : Biographie

Auteurs : Héloïse Côté
Couverture : Guy England
Date de parution : septembre 2006 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 309
Titre en vo : 1

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Les Derniers combats des Champions des Dieux

Héloïse Côté s’est lancée, pour son premier roman publié, dans une aventure de grande dimension. Elle a écrit en effet une saga entière de fantasy, les Chroniques de l’Hudres , qui forment une trilogie. Celle-ci s’achève avec L’Ours et le Boucher.

Vers le Combat final

A la fin du tome précédent, les divers protagonistes avaient tous été placés dans des situations périlleuses. Lorsque l’on ouvre L’Ourse et le Boucher, tout va de mal en pis pour eux. Fugitifs, prisonniers, esclaves ou promis à une mort lente et douloureux, chacun des héros survivants tente d’abord de sauver sa propre vie avant de songer à l’avenir de l’Hudres et des religions qui s’y déchirent.

Mais c’est oublier les Dieux et leurs pouvoirs... Agissant en catimini, apportant puissance et clairvoyance à leurs élus, ils les dirigent vers le destin qui leur a été assigné dans le grand dessein de la Dualité. Ils amènent ainsi Léane, Léonte, Redge et les chevaliers de Shirana vers Dafidec.

C’est là que le choc aura lieu, entre tous les croyants – que ce soit au nom de Shir, de Shirana ou de la Dualité – et les forces qui occupent la capitale. Beaucoup tomberont, les autres devront reconstruire le pays mis à feu et à sang par toutes ces années de guerre.

Complexe, prenant mais parfois brouillon

Dans les premiers tomes, Héloïse Côté s’était attachée à suivre quelques héros qui voyageaient le plus souvent ensemble et traînaient derrière eux plusieurs suivants de moindre importance. Dans ce troisième volet, la situation fait éclater tous les groupes et chacun suit sa voie. Le résultat est un puzzle sans cesse mouvant de situations qui nous entraîne du Nord au Sud du pays au fil des pages en cassant la continuité du récit. Parfois même, la linéarité du temps est brouillée pour rendre l’action plus haletante. Cet effet est souvent bien amené, mais il alourdit quand même la narration.

Le combat final, lui, est tellement décousu qu’il en est parfois presque incompréhensible. L’auteur elle-même semble s’y perdre, et doit mettre en jeu des coïncidences incroyables pour soutenir l’action et sauver ses héros. C’est un peu dommage car cette saga méritait une meilleure conclusion, plus tranchante et plus claire.

Les défauts de ce tome ne doivent pas faire oublier l’intérêt de l’ensemble de la série, son approche particulière de l’héroïc-fantasy et la subtilité de l’utilisation des Dieux au cours de l’histoire. En lui-même, ce livre est loin d’être le meilleur des Chroniques, mais il conclut une belle aventure.

 

Jean Rébillat