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Aghora, le père-mère
( La Caste des Méta-Barons
7 )
de
Juan Gimenez
et
Alejandro Jodorowsky
Le tome de l’essoufflement ?
Après
plusieurs tomes, voici l’histoire de l’avant dernier des Méta-barons : Aghora.
Pour ceux qui ont un peu perdu le fil d’origine, c’est l’enfant de Dona Vicenta
Gabriela de Rokha qui est l’aïeule du Méta-baron actuel. On retrouve
nos petits amis, les robots Tonto et Lothar dans le métabunker, toujours
en train de discuter sur l’épopée tragique des Méta-barons.
Dona Vicenta est atteinte d’une archéo-tuberculose et son accouchement
coïncidera avec son décès. C’est Tête d’acier qui prendra
soin de l’enfant et de son éducation. Cependant, il y a un petit problème.
Dona Vicenta a eu des jumeaux : un garçon et une fille. Mais ils n’ont
qu’un cerveau pour deux ! Voilà un bon point de départ pour cette
nouvelle génération de Méta-baron. Deux auteurs
d’Amérique du Sud Juan Gimenez est né en Argentine
dans les années 40. Après des études dans le dessin industriel,
il s’oriente vers le film publicitaire avant de venir à la BD. Il dessinera
régulièrement sur les marchés espagnols. Mais c’est dans
les années 80 qu’il explosera avec une participation au dessin animé
Métal Hurlant et des publications chez Glénat, Dargaud et
Les Humanoîdes Associés. L’aventure des Méta-barons commence
en 1992. Juan Gimenez ne se cantonne pas à la BD, il est un illustrateur
riche (affiches, pochettes…) et réalise aussi des story-boards. Alexandro Jodorowsky
est chilien ; il parcourt le pays avec une troupe de marionnettistes. Il s’embarque
à 24 ans pour la France et atterrit chez le mime Marceau pour qui il composera
de nombreuses pantomines. En 1965, il retourne en Amérique du Sud où
il crée le théâtre d’avant garde de Mexico et se lance dans
le cinéma. Après sa déception cinématographique, il se lance
avec Moebius dans les aventures de John Difool et de L’Incal. Il
devient alors l’un des premiers scénaristes de bandes dessinées
en Europe. Dès lors, la légende de Jodorowsky est en marche (Alef-Thau,
Le Lama Blanc, Diosamante…). Mais c’est
aussi un romancier et un poète publié internationalement.
Une impression de déjà lu... Bien que toujours aussi
passionnante, la série semble s’essouffler un peu. On tombe dans les clichés
des histoires précédentes (solitude du héros un peu trop
pesante). Du point de vue du dessin, rien à dire, c’est toujours aussi
bon. Mon seul vrai regret est l’impression de déjà lu qui me reste
à la fin de ma lecture.
Thomas Ryngel
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