de Anne Rouvin et Julien Blondel
aux éditions Delcourt ,
collection Impact
Sous-genres :
- Policier
Scénariste :
Julien Blondel
Dessinateur :
Anne Rouvin
Couleurs :
Kepon
Date de parution : février 2008
Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 48
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Académique
Journaliste, scénariste de jeux (plateau, vidéo), Julien Blondel a investi le monde de la BD en force en 2006 avec le lancement de quatre nouvelles séries : Les Orphelins de la tour, Actors studio, Nova et Akademy. Après des études d’histoire et marketing, Anne Rouvin s’est lancée dans le grand bain graphique et signe ici sa première série BD.
Un traître parmi nous
Banner est persuadé qu’un traître sévit au sein de la cellule Akademy, dont il est l’instructeur. Il s’en ouvre aux membres du groupe, ce qui ne contribue pas vraiment à détendre l’atmosphère. Pyro et Key profitent même d’une mission auprès d’un parrain de la mafia pour se faire la belle, mais une attaque en règle d’Akademy finit par resserrer les liens. C’est alors qu’un, et même deux, traîtres sont démasqués…
Vite fait, bien fait ?
Le scénario répond au cahier des charges de la collection : de l’action, des combats, de la manipulation. L’intrigue, à double détente, repose sur la découverte du traître et du commanditaire d’Akademy. La tendance des membres du groupe à se tirailler et à partir dans tous les sens donne une petite touche originale à l’ensemble. La construction narrative est cohérente, à l’exception des six premières pages consacrées au passé douloureux du brésilien Joaquim dont on se demande à quoi elles servent, mais Julien Blondel a dû vouloir, par réaction, approfondir la psychologie d’un personnage. Les dialogues sont plutôt bons pour le genre. Pour le reste, les procédés et les comportements rappellent le western ou le film de gangsters (coups de feu, trahison, vengeance).
Les faiblesses de la série se situent plutôt au niveau graphique et sont annoncées dès la couverture (il n’y a donc pas de tromperie sur la marchandise, les couvertures sont souvent bien meilleures que les illustrations intérieures) : problème de proportions dans les corps des personnages qui manquent de naturel, manque d’expression des visages et particulièrement des yeux, couleurs ternes. La couverture est bien pire que celle des deux premiers albums. Heureusement, c’est meilleur à l’intérieur. On sent bien qu’Anne Rouvin a du potentiel. Les deux tiers des dessins sont de bonne facture, mais il suffit d’un visage déformé, d’un regard inexpressif, d’un corps figé ou improbable pour gâcher une page. Il faut dire que la densité des actions (souvent dix cases par page) exige beaucoup d’efforts graphiques et il est probable que le rythme de parution imposé aux auteurs ne laisse que peu de temps pour corriger ces défauts.






