Salicande
( Les Eveilleurs 1 )

de Pauline Alphen
aux éditions Hachette Jeunesse

Genre : Fantasy

Sous-genres :

Auteurs :
Pauline Alphen

Date de parution : septembre 2009
Inédit

Lire tous les articles concernant Pauline Alphen

Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 700

Salicande
( Les Eveilleurs 1 )

de Pauline Alphen

Rêveurs et veilleurs

En 2004 paraissait chez Gallimard Journal d’un enfant aujourd’hui au Brésil, un docufiction signé Pauline Alphen, auteur-traductrice riche de sa double culture héritée de son père français, de sa mère brésilienne et de leurs aller-retours entre ces deux pays. Cette même Pauline avait mis en veilleuse les aventures de Claris, une héroïne déterminée née sous la pluie un matin de malchance. Il y a de cela 3 ans, Claris a rattrapé son auteur et les voilà réunies dévoilant au lecteur Salicande, un univers fabuleux où SF écologique croise la route du récit initiatique.

"Les aventures n’arrivent jamais aux filles"

Claris se désole de n’être qu’une fille. Son frère jumeau Jad n’a pourtant pas beaucoup plus de chance d’aller au devant des péripéties car depuis leur 3e année, il est affaibli cardiaquement . Aux pratiques sportives, il préfère la culture des bonzaï et la discipline de l’Unir, sorte d’art martial.
Et pourtant ces jumeaux, privés de leur mère mystérieusement disparue le jour où Jad est tombé malade et presqu’autant privés de leur père en prise à une tenace mélancolie, vont voir leur monde se transformer d’abord imperceptiblement puis radicalement l’année de leurs 12 ans...

"Tout se tient. Tout avance ensemble si on le désire".

Au fur et à mesure que le lecteur s’enfonce dans Salicande, il découvre de nombreuses ramifications. Les éléments classiques de la fantasy initiatique se mêlent ici à un fond d’anticipation à forte résonnance écologique.
Pauline Alphen joue avec les clichés du genre et s’amuse à brouiller les frontières.
Et nous offre un voyage exaltant.
Dont l’élan pour ma part a été un peu bridé par l’insistance sur les héroïnes récentes et notamment Hermione. Ces clins d’oeil aux références prégnantes des jeunes lecteurs, est venue soudain parasiter, voire effacer, l’impression d’un temps et d’un royaume indéterminés.
Ces références m’ont raménee brusquement au temps présent. Mais le talent de conteuse de Pauline Alphen est tel que cette incartade dans trop d’immédiateté fut vite oubliée et je la laissai volontiers m’égarer dans Salicande.

"Là réside le vrai délice. Le parcours. La lecture."

Gourmande de mots et de lectures, Pauline Alphen émaille son récit lyrique de références à la littérature. Du bouquiniste Borges aux discussions des personnages à propos de livres anciens, les allusions et citations sont nombreuses, nourrissant le récit et invitant le lecteur à d’autres explorations.
Une galerie de personnages attachants car dévoilés dans leurs contradictions et leurs travers, un ton souvent malicieux et un premier tome qui se termine sur des brèches voire des gouffres ouverts : autant d’ingrédients qui mettent le lecteur en appétit et lui donnent envie de regoûter rapidement au ragoût épicé que mitonne Pauline Alphen.

Nathalie Ruas


D'accord, pas d'accord ? Parlez de ce livre sur le forum.

Répondre à cet article

2 Messages de forum

  • Salicande

    26 septembre 2009 12:58
    C’est curieux, je trouve que justement le fait de superposer les univers et les temps, et de brouiller les frontières décuple l’imaginaire du lecteur. Cela ne bride rien ! Au contraire ! Et il y a autre chose : la plume est belle, réjouissante, précise… Et les clins d’oeil rapides ne gâtent rien.

    Répondre à ce message

    • Salicande 26 septembre 2009 14:53, par Nathalie Ruas
      Tout à fait d’accord sur la plume belle réjouissante et précise. Chaque imaginaire fonctionne différemment le min était parti très loin et s’est senti rattrapé par une réalité plus immédiate Ceci dit c’est quelques lignes sur un très bel enesemble

      Répondre à ce message