Chimères, le sens de la bête
de Benjamin Thiers
aux éditions Colonna Edition

Genre : SF

Sous-genres :

Auteurs :
Benjamin Thiers

Couverture : Aline Kavazian
Date de parution : novembre 2009
Inédit

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Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 400

Chimères, le sens de la bête

de Benjamin Thiers

Un premier roman intéressant mais avec de gros défauts

Benjamin Thiers est un jeune auteur dont Chimères est le premier roman. Ce Marseillais de vingt-sept ans, influencé par Robert Merle, Paulo Coelho ou Stephen King, a toutefois déjà vu un recueil de ses nouvelles, Le Sablier brisé, paraître aux Éditions Colonna, maison d’édition de livres corses.

Après la fin du monde, la lutte des hommes face aux démons

La fin du monde est survenue. Les démons, appelées chimères, sont sur Terre. Les hommes doivent se battre pour faire subsister les dernières cités où ils se terrent.
Jérémie est l’enfant de la destinée, celui qui détruira les démons. Avec sa sœur Esther, une tête-brûlée de dix-huit ans, il va devoir se rendre à Sion, siège de la résistance humaine. Mais dans les hautes sphères de la politique, on ne voit pas forcément d’un bon œil l’arrivée d’un sauveur adulé par le peuple...

Un début engageant ; une fin précipitée

Le premier chapitre de Chimères plonge directement le lecteur dans une action qui est une des caractéristiques du roman. Mais ce n’est pas la seule, puisque le premier roman de Benjamin Thiers raconte une histoire de science-fiction qui, en de nombreux points, s’apparente à un récit de fantasy. On trouve donc dans cet ouvrage des Éditions Colonna, tous les éléments d’un conte épique : manichéisme, Amour, trahisons, combats, personnages archétypaux, et caetera.
La véritable originalité de Chimères se situe au niveau de l’univers. Les hommes qui n’ont pas été mis en esclavage affrontent les démons qui ont maintenant peuplé la Terre. De véritables démons sortis de l’Enfer, si bien que les hommes trouveront leur salut en se tournant vers Dieu, qui doit, selon la prophétie, leur envoyer un messie. Et cet enfant prodigue est peut-être Jérémie, né dans la tourmente d’une attaque de chimères et recueilli par le Consul de ce qui reste de Paris. Mais le destin du jeune homme est grand et il doit rejoindre Sion, où les hommes ont leur quartier général. Là, il devra affronter les dirigeants ambitieux des survivants humains, des hommes qui n’ont pas forcément l’intention de détruire les démons.

On le comprend, la trame de l’histoire racontée par Thiers est entendue : complots, trahisons, luttes contre les démons et personnages principaux qui accomplissent des exploits...
Cela n’empêche pas à première vue de passer un bon moment de lecture. En effet, la première partie du roman est plaisante à lire. Certes, Benjamin Thiers utilise un style emphatique qui brise le rythme du récit ; l’auteur s’attarde aussi beaucoup trop sur les sentiments et les impressions des personnages au moment où ils sont sur le point de mourir (en plein cœur d’un combat), mais au moins, il réussit à attirer l’attention du lecteur et à maintenir son intérêt pendant une première moitié du roman. Ensuite...

Ensuite, Chimères s’écroule quelque peu sous une foule de défauts. Benjamin Thiers, qui devait peut-être respecter un certain format pour son livre, accélère considérablement l’avancée de son histoire. On a vraiment le sentiment, en lisant la deuxième partie du roman, que l’auteur se précipite pour l’achever. Cela ne l’empêche toutefois pas de s’attarder sur quelques passages qui renforcent l’aspect épique et romantique du récit : un coup de foudre, un mariage qu’on se dépêche de célébrer avant une bataille... mais qui paraissent relativement ridicules.
L’auteur décrit également de nombreux personnages avec soin, alors qu’ils ont un rôle très secondaire dans le récit. peut-être, si ce premier roman s’inscrit dans une saga, décrire longuement les personnalités de ces protagonistes se révélera utile. Mais on a pour le moment le sentiment que l’auteur se disperse alors qu’il a déjà peu d’espace pour développer son histoire.

Chimères est donc un premier roman qui n’a rien d’extraordinaire. Divertissant, il souffre du style un peu lourd employé par l’auteur et de grosses faiblesses dans le développement de l’intrigue. Peu convaincant, donc.

Stéphane Gourjault


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6 Messages de forum

  • Chimères, le sens de la bête

    2 février 2010 18:22
    Je ne suis pas du tout d’accord. Je ne suis certes pas critique mais j’ai été captivée du début à la fin. La description de certains personnages "secondaires" est peut-être là pour que l’on cerne bien les personnages principaux, l’enjeu etc...

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  • Chimères, le sens de la bête

    2 février 2010 19:07, par Attalia
    Bonjour je me permets de répondre à cette critique du livre de B. Thiers parce que je ne suis pas d’accord avec son rédacteur. Certes le style de Thiers est parfois peu facile d’accès et nécessite une bonne dose de culture générale mais ce n’est pas le style de livre de SF qu’on lit aux toilettes juste pour se divertir, le message est plus profond alors que vous parlez ici de "personnages archetypaux, de récit manichéen et j’en passe..ce que vous appelez "défaut" je le considère comme l’âme du livre justement.. Et concernant les détails que vous jugez "ridicules" (le cas du mariage) je suis en total désaccord, rien de mièvre la dedans, juste une belle démonstration de l’espoir avant l’apocalypse. Vous êtes bien dur pour un jeune auteur et personnellement j’attends la suite de ce roman avec impatience...(si votre chronique ne le dégoute pas de poursuivre)

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  • Chimères, le sens de la bête

    2 février 2010 19:39
    J’ai lu ce livre et je ne suis pas du tout d’accord avec la critique faite sur ce site... Le style justement fait toute la richesse de cette oeuvre ! En "décalage" avec les styles "habituels" de ce genre de roman, l’auteur réussit ce tour de force d’emporter le lecteur dans un univers atypique et extraordinairement addictif. Je l’ai lu d’un bout à l’autre sans pouvoir décrocher ! Félicitations pour ce premier roman

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  • Chimères, le sens de la bête

    3 février 2010 15:09
    Pour faire original je vais aussi dire que je ne suis pas d’accord avec la critique. Ayant lu le livre également, je trouve que l’auteur parvient à nous transporter dans un monde ultra atypique et cela jusqu’au bout. Je n’ai pas ressenti d’essoufflement dans la trame ou dans le style d’écriture. Bien au contraire. Pour un premier roman c’est complètement bien mené et pour moi on est loin de tous ces livres de SF redondants qui polluent un peu trop le marché du livre. Moi je dis bravo et bonne continuation pour la suite.

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  • Chimères, le sens de la bête

    3 février 2010 15:52
    Toute critique reste subjective. L’avis d’une seule personne n’est pas une vérité. Quelle que soit le texte d’origine, si plusieurs personnes lisent le même texte, leurs opinions divergeront. Et fort heureusement. J’ai lu le roman de Thiers, et je le trouve très intéressant. Comme tout livre, il n’est pas parfait. Comme nombre de critiques, on peut en décliner les "défauts", et pourtant, le tout est bien relevé par cette stylistique inhabituelle qui nous entraîne. Se laisser transporter dans une aventure dans un monde étrangement peu lointain du nôtre... J’avoue que, contrairement à beaucoup, le style un peu trop travaillé, qui a du charme certes, m’a parut un obstacle dès les premières pages. Et pourtant, le tour de force était tout autre, garder le lecteur dans l’expectative, le faire vibrer en même temps que les personnages, le lancer dans une histoire. Tout dépend de ce que l’on recherche dans un roman. Souvent, l’équilibre reste positif. Personnellement, le travail sur les personnages est un des points les plus importants, parce que ce sont eux qui font l’histoire. Une critique est et doit rester un avis parmi d’autre. Ecouter les autres peut être utile, se faire sa propre opinion nous rend plus crédible dans la discussion. Bonne lecture à tous.

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    • Chimères, le sens de la bête 21 février 2010 11:50, par Sofia

      Pour avoir lu ce livre, je n’approuve pas du tout le point de vue du critique. Peut-être n’a-t-il jamais été publié, ce qui le rend amer envers ceux qui réussissent ?

      C’est un livre original, que je vois plus comme une fable que comme un roman. Alors, oui, dans une fable il peut y avoir des approches originales au niveau du scénario, il peut y avoir des personnages convenus (bien que je les trouve super attachants).

      Bref, n’écoutez pas cette critique !

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