|
Les Survivants de l’Humanité
(
1 )
de
Jean-Marc Lofficier
et
Randy Lofficier
Nostalgie quand tu nous tiens...
Si Jean-Marc et Randy Lofficier
ne sont pas très connus en France dans le petit
monde de la science-fiction, c’est qu’ils ont essentiellement
fait carrière dans les comics américains.
Vivant à Los Angeles le couple a multiplié
les scénarios, travaillant pour les supers héros
les plus connus et traduisant en anglais certaines séries
françaises dont Aquablue. Jean-Marc a
également dans son curiculum 10 ans en tant que
correspondant pour L’Ecran Fantastique. Récemment,
il a signé les deux premiers tomes de Robur
avec Gil Formosa. Voici le couple de retour pour cette
fois un roman de science-fiction.
Retour vers le futur
Dans un futur lointain, l’humanité perd peu à
peu du terrain face à la puissance d’un ordinateur
surpuissant qui a juré sa perte. Ses soldats
mécaniques prennent en général
toujours le dessus sur les humains, au point que ceux-ci
sont désormais dans une situation plus que critique.
C’est plus que ne peut accepter le jeune scientifique
surdoué Rob More. A force de ténacité,
il est parvenu à trouver le défaut dans
la cuirasse de l’ordinateur. Sa thèse tient la
route. Seulement elle se heurte vite à l’hostilité
des militaires. Pourquoi ? Y-aurait-il un complot derrière
tout cela ? Autant de questions aux réponses
dangereuses pour le jeune homme.
Nostalgie
Basé sur une copie nostalgique de la collection
Anticipation des éditions Fleuve Noir, Rivière
Blanche publie des romans futuristes du même acabit.
Au programme de la science-fiction bien sûr et
surtout de l’aventure avec des recettes bien connues.
Avec son affrontement hommes/machines, Les survivants
de l’humanité est tout à fait dans
la ligne éditoriale de l’éditeur. Cela
fleure bon Anticipation et les années 70. Et
au final, si ce n’est guère surprenant, c’est
plutôt facile et agréable à lire.
En remettant ce roman dans son contexte, on suit même
avec un petit sourire les aventures de Rob. La nostalgie
fonctionne bien. Elle nous laisse juste une interrogation
: si le concept est aujourd’hui sympathique, ne deviendra-t-il
pas lassant dans un futur proche s’il n’y a pas de renouvellement
de Rivière Blanche ?
Jérôme Vincent
|