... çà repart !
( Bifrost 23 )
de Bifrost et Bruce Holland Rogers
aux éditions Le Bélial
Genre : SF

Auteurs : Bifrost , Bruce Holland Rogers , David Calvo
Couverture : Nicolas Fructus
Rédaction : Olivier Girard
Date de parution : juillet 2001 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Revue
Nombre de pages : 1
Titre en vo : 1

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Classique mais solide !

Dans la vie de la revue Bifrost, ce numéro 23 marque un petit tournant. Désormais, fini le rythme bimestriel. Nous n’aurons plus le droit qu’à quatre parutions par an, s’accompagnant d’un hors série spécial où l’actualité de la SF passera la main à un gros dossier sur un auteur (comme le spécial Simak par exemple. Le prochain devrait être sur Moorcock). Les autres modifications sont mineures. A l’intérieur, seule une extension des critiques de livres se fera aux dépends de la Bande Dessinée. Quant au nombre de pages, il variera sans doute un peu, entre 130 et 150. C’est pour cette raison d’ailleurs (la souplesse) que le prix de la revue passe de 45 à 50 francs. Et tant pis pour les rapiats…

Stefan Wul en interview !!!

Loin de ces changements, le contenu de ce numéro 23 est des plus classiques. Deux nouvelles au menu et différentes rubriques dont une interview exceptionnelle et plutôt rare de Stefan Wul. Ce vieux monsieur (pas loin de 80 ans au compteur) revient sur sa courte et prolifique carrière d’auteur. Une bonne aubaine pour nous rappeler qu’en trois ans à peine, de 1956 à 1959, ce dentiste de profession a donné à la SF onze bouquins dont certains n’en finissent plus d’être réédités. Citons au passage L’orphelin de Perdide, La mort vivante, Niourk (qui vient de ressortir aux éditions Folio SF)… Considérant l’âge de Stefan Wul et sa popularité, voilà un entretient à ne pas manquer. Et puisque nous sommes dans les interviews, notons que quelques pages plus tôt c’est Andreas Eschbach qui a dû répondre aux questions des p’tits gars de Bifrost. Les amateurs seront ravis.

Du côté des nouvelles, le sommaire n’a rien de clinquant. Ce ne sont pas Bruce Holland Rogers et David Calvo qui assureront une ruée vers ce numéro sur leur simple notoriété. Ce serait pourtant bien dommage de les ignorer. Sans être exceptionnelles, leurs deux histoires ont le mérite d’être de qualité et de faire passer un agréable moment. Bruce Holland Rogers d’abord. Cet auteur américain aux multiples casquettes littéraires met en scène les recherches de deux scientifiques sur la mort. Leur but, reculer l’échéance et atteindre l’immortalité. Une bien belle quête pour une nouvelle sympathique. David Calvo ensuite. Avec ses ambiances particulières qu’il affectionne, il remet au goût du jour la peur de l’invasion invisible et la manipulation de la population. Bref, il donne dans la parano. Si le thème est classique, ce texte vaut surtout par la manière dont il est raconté. Une seconde bonne pioche.

Une bonne petite dose de plaisir...

En résumé, si ce numéro de Bifrost peut être qualifié de moyen par rapport à certains autres, il n’est certainement pas sans intérêt. Bruce Holland Rogers, David Calvo, Andreas Eschbach et Stefan Wul s’y emploient très bien. Les articles sur Amazing Stories dans les années 30 et la Nanotechnologie aussi. Finalement, sans être exceptionnel, ce numéro reste de qualité. Une petite dose de plaisir pendant les vacances.

Jérôme Vincent

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