- le  

Deepwater Prison

Christophe Bec (Scénariste), Stefano Raffaele (Dessinateur)
Langue d'origine : Français
Aux éditions : Collection :
Date de parution : 16/05/2018  -  bd
voir l'oeuvre
Commenter

Deepwater Prison

On a connu Christophe Bec comme dessinateur sur la série Dragon d’Eric Corbeyran avant de lancer sa série comme scénariste : Prométhée. Quant à Stefano Raffaele, il a travaillé aux Etats-Unis chez DC Comics sur New Gods, Birds of Prey, Batman et aussi chez Marvel sur X-Men, X-Factor, Conan, etc…

Les deux hommes ont fait de nombreuses fois équipe, sur Prométhée ou plus récemment Olympus Mons, toujours chez Soleil. Deepwater Prison a déjà été publié en albums et fait ici l’objet d’une réédition en un seul volume, preuve d’un certain succès public. Est-ce mérité ?

Emprisonnés au fin fond des océans

2027, la plateforme pétrolière Constellation s’effondre au large des Bermudes et libère des quantités énormes de brut dans l’océan atlantique, provoquant la plus grande marée noire de l’histoire. Elaine Rosenberg, la présidente de la commission sur l’énergie et l’environnement exige de la Prometheus Oil, qui possède la plateforme, d’avoir accès au site et de récupérer toutes les données techniques. Or la plateforme s’est effondrée non loin de la Deepwater prison, un pénitencier high tech construit par les américains pour enfermer les détenus les plus violents.

C’est là qu’a échoué John Stewart, un ex-marine qui a refusé de massacrer les habitants d’un village en Iran et donc désobéi aux ordres. Stewart essaie de monter son évasion avec d’autres détenus. Rosenberg, en venant sur Deepwater pour coordonner les opérations sur l’épave de la plateforme, devient une occasion d’évasion pour eux : en la prenant en otage, ils sont sûrs de sortir, pensent-ils. Sauf que la Prometheus Oil a tout intérêt à ce qu’elle meurt sur place…

Un thriller oppressant

Bec et Raffaele nous proposent ici 170 pages de bande dessinée tendue à l’extrême. On se retrouve enfermés sous l’eau en compagnie de criminels endurcis… Sauf que d’autres criminels détruisent la planète, engrangent des milliards et planifient l’élimination de gêneurs.

Sur le plan du récit, c’est bien mené et d’une actualité brûlante, parfois naïf aussi mais cela ne nuit pas. Quant au dessin, Raffaele propose un découpage classique (pas un gros mot sous notre plume), efficace. Son trait est solide. Donc Deepwater Prison vaut très largement le coup.

Genres / Mots-clés

Partager cet article

Qu'en pensez-vous ?