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Badlands

Jean-Claude Cassini (Dessinateur), Axel Gonzalbo (Scénariste)
Langue d'origine : Français
Aux éditions : Collection :
Date de parution : 30/06/2009  -  bd
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Badlands

Axel Gonzalbo est depuis déjà un certain temps dans l'univers de la bande dessinée. Il a travaillé surtout comme coloriste chez Delcourt et Soleil. Puis il a obtenu de pouvoir participer au projet Corpus Hermeticum dont il a signé deux tomes en tant que scénariste.
Jean-Claude Cassini est dessinateur depuis longtemps, amateur de chevaux – il a travaillé pour la presse hippique – et de western. C'est ainsi qu'il s'est retrouvé à dessiner Badlands.

Lourd héritage

Jonny Hamilton arrive à Deadwood pour y saluer la mémoire de son père qui vient d'y mourir. La ville est dure, violente, mais cela ne l'empêche pas de prendre possession du peu qui lui a été laissé. En particulier un étrange livre...
N'écoutant pas les conseils qui lui sont prodigués, il feuillette l'ouvrage qui parle d'ésotérisme. Y a-t-il une relation avec ces mystérieux cavaliers qui le poursuivent ? Avec deux amis, Jonny va chercher à fuir son destin, à se libérer de ce qu'il a réveillé. Cela le mènera à prendre des décisions difficiles et changera sa vie. Car le livre est affamé !

Un beau western noir

Rendons d'abord hommage à la belle réussite graphique qu'est ce livre. Le dessin sombre et le choix des couleurs fournissent un ton poignant à la ville de Deadwood, rendent angoissante la fuite et donnent un relief intéressant aux combats qui parsèment l'ouvrage. Le trait ni flou ni trop précis et le souci des détails font acquérir relief et réalisme à ce roman noir.
Pour 48 pages, l'Ouest revit, mortellement dangereux, vaste et attirant. Chevaux, attitudes, armes et décors sont rendus avec naturel et vérité. Ce tome est un livre d'horreur, mais les effets ne sont surjoués que dans quelques rares cases, le dessinateur préférant donner par ses prises de vue et le dessin lui-même l'atmosphère lourde et chargée d'orage de son univers.

Un thriller linéaire

Le scénario, lui aussi, essaie de ne pas utiliser trop d'effets dramatiques artificiels, de surprises atroces. Mais cela le rend trop simple, prévisible et linéaire. Même la révélation finale tombe à plat, ne provoquant qu'un "oui, c'était évident..." chez le lecteur. Il est vrai que la série impose un certain nombre de règles qui brident l'imagination et les possibilités des auteurs...

On retiendra donc surtout la qualité de l'évocation de cet Ouest sauvage, empli de légendes et d'inconnu qui nous est offerte par le trait de J.-C. Cassini.
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