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Collection d’Automne

Jonathan Carroll ( Auteur), Pierre-Olivier Templier (Illustrateur de couverture)
Langue d'origine : Anglais UK
Aux éditions : Collection :
Date de parution : 30/09/2000  -  livre
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Collection d’Automne

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce petit recueil de nouvelles n’a aucun lien avec la terreur. La seule peur que l’on peut rencontrer c’est la peur de la mort, des remords et de la vie.

Dans la première nouvelle "Ménage en grand", les Silver décident d’engager une femme de ménage. Il la trouve sans trop de difficultés. Il s’agit de Beenie, une vraie fée du logis, une tornade de propreté et leur maison se retrouve propre comme jamais. Mais tout bascule quand Beenie décide de ranger le grenier et le sous-sol. Elle déterre alors les souvenirs les plus enfouis. Tout ce que les Silver croyaient oublié à jamais ressurgit, comme par exemple cette boîte en carton contenant le mauvais roman d’une ancienne étudiante de M.Silver. Mais pourquoi ce grand ménage ? Et si Beenie n’était autre qu’une des réincarnations de Dieu ?

Quand dieu entre dans la danse

Il est vrai, Jonathan Carroll aime bien le thème de Dieu. Dans la "Tristesse du détail", une autre nouvelle de ce recueil, on découvre les faiblesses de Dieu à travers cette femme qui inconsciemment dessine le Tout-puissant. Elle est la seule à pouvoir lui redonner un peu de sa mémoire car Dieu souffre d’amnésie rétrograde.

Par ailleurs, l'auteur nous délivre aussi d'autres récits où se côtoient le mal être des gens et l’espoir d’y échapper. Par exemple, "Collection d'automne" relate l'histoire d'un homme qui, se sachant condamné, redécouvre la vie à travers l’achat de vêtements ; ou "La main panique" qui raconte celle d'une petite fille bégayant qui donne corps à l’être parfait qu’elle voudrait être plus tard.

Des mots simples... une réflexion crue

Ainsi, Jonathan Carroll nous délivre 17 nouvelles toutes plus différentes les unes des autres mais avec un point commun : la vie, l’espoir, la mort tout simplement.

Avec des mots simples, il nous fait partager les remords et les regrets de ses personnages. Quand l’irréalité affleure la réalité dans une harmonie parfaite pour nous montrer que l’erreur est humaine et qu’il nous reste encore un zeste d’humanité. Mêlant beaucoup d’humour et de poésie, il montre que sans la mort, il n’y aurait pas de vie et que tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir et du bonheur à condition de le vouloir. Des idées simples et sans grande prétention, une réflexion crue sur l’homme, mais racontée avec un réalisme magique.

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