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Cyber Idol Mink

Sylvain Chollet (Traducteur), Tachikawa Megumi (Scénariste, Dessinateur)
Cycle/Série : 
Langue d'origine : Japonais
Aux éditions : Collection :
Date de parution : 31/12/2002  -  bd
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Cyber Idol Mink

Tachikawa Megumi est née sous le signe du poisson et appartient au groupe sanguin " b ", ce qui revêt une certaine importance apparemment puisque ces détails constituent son unique biographie. Ah non, il ne faut pas oublier non plus qu'elle vit, et a toujours vécu, à Tokyo. Elle fait ses débuts en 1992 en publiant une nouvelle, 16 sai no tiara, dans le numéro de printemps du magazine Nakayoshi dx qui remporte le 13ème prix Nakayoshides jeunes auteurs. Depuis elle publie régulièrement et sa popularité ne cesse d'augmenter, gageons que la France succombera très vite.

La route de la gloire...

Minku, sous les traits de Mink lorsqu'elle se transforme, poursuit son ascension vers la gloire. Elle fait une publicité pour des chocolats et interprète une chanson avec la star qui fait rêver les adolescentes, Illiya, qui la rendent encore plus populaire. Mais sa soudaine apparition et sa réussite spectaculaire n'est pas pour plaire à tout le monde. Azumi voit en elle une rivale et sa jalousie la pousse à demander de l'aide à son père, homme particulièrement influent. Le grand concert que Mink devait faire est annulé à la dernière minute ! De plus, un paparazzi tenace a juré sa perte et attend de pied ferme LA photo compromettante.

Des méchants !!!

Mink travaille d'arrache pied pour devenir une Super Idole et rendre heureux son manager qu'elle surnomme " senpai ". Mais sa réussite attise les convoitises et les jalousies : les méchants rentrent en scène ! Beaucoup plus présents que dans le premier tome, ces derniers ajoutent un peu de piment et d'humour à l'intrigue qui courrait le risque de s'enliser. Les rebondissements sont nombreux et on ne s'ennuie pas un seul instant. Minku et son manager ne se sont toujours pas avoués leur tendresse mutuelle, mais l'arrivée d'un challenger va peut-être changer la donne. On retrouve dans les marges les commentaires de Megumi qui nous fait découvrir ses feuilletons préférés, ce qui n'est d'aucun intérêt pour le lecteur français moyen puisque tout cela lui est parfaitement inconnu. En un mot, l'intrigue est toujours aussi mielleuse et superficielle, les personnages sont tous, à de très rares exceptions près, animés de bons sentiments, osons le dire c'est à la limite de la niaiserie. Et pourtant aussi incompréhensible que cela puisse paraître, non seulement on passe un bon moment à lire Cyber Idol Mink, mais en plus on ne peut pas lâcher le manga avant sa dernière page. Après avoir beaucoup réfléchi sur ce profond paradoxe, deux ébauches de réponse se sont imposées. La première est que Megumi a un vrai talent de magicienne et parvient à happer le lecteur, la deuxième est que finalement lire des histoires gentillettes et simplistes çà fait du bien au moral et ça nous pousse à croire que tout n'est pas si pourri dans ce bas monde.
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