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Dangereux élevage

Didier Quesne ( Auteur), Didier Graffet (Illustrateur de couverture)
Cycle/Série : 
Langue d'origine : Français
Aux éditions : 
Date de parution : 30/04/2002  -  livre
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Dangereux élevage

Après un premier volume décevant (Les chasseurs), voici la suite des aventures des sanglornis, ces sangliers crées par génie génétique, qui sont très très très méchants (ce doit être les gènes d'ornithorynque, c'est redoutable ces bêtes là…) : ils poussent leur proie à la folie par leur cri télépathique avant de la dévorer. Ce qui, dans le premier tome, a provoqué le début de l'effondrement de la civilisation telle que nous la connaissons, les villes et campagnes n'étant pas équipées pour repousser de tels super prédateurs, et les autorités incapables de gérer le problème.

Deux siècles plus tard…On r'met ça ?

La société s'est définitivement effondrée. Les gens se sont organisés en petits groupes, dans des villages fortifiés. Marc Soters est éleveur de chevaux. Mais bien que ce soit le moyen de transport le plus utilisé, le meilleur ami de l'homme ne vaut rien contre les sanglornis. Ils ne sont pas assez rapides pour leur échapper, et sont trop émotifs. Maître Soters, qui a mis la main sur les annales de la société qui a créé les sanglornis, décide de mettre au point une espèce améliorée. Il va donc croiser ses chers chevaux avec des chameaux, obtenant une nouvelle variété de monstres, qui semble présenter toutes les propriétés attendues, voire plus…

Car entre-temps, un jeune homme s'est fait couronner Empereur. Et les " chemaux " pourraient être d'un grand intérêt tactique, à condition que l'Eglise et les ordres combattants qui sont en train de se mettre en place, ne jugent pas cette nouvelle création diabolique et devant être détruite…

Plus fantastique que science-fiction

Du point de vue scientifique, c'est franchement léger (comme le premier tome d'ailleurs). Marc Soters, dans une société quasi-moyenâgeuse où presque plus rien de mécanique ou d'électrique ne marche, réinvente la génétique et réussit des croisements invraisemblables (les chevaux sont plus proches des éléphants et des rhinos que des chameaux, c'est dire !) avec un taux de succès à faire pâlir n'importe quel laboratoire de pointe. Sans parler de la transformation finale de son fils.
Les chemaux sont vaguement télépathes, et certains humains aussi. Si on ajoute les sanglornis, ça en fait beaucoup, des télépathes… Ce doit être un effet secondaire des manipulations génétiques.

Tout de même plus abouti que le premier tome, mais ce n'est toujours pas ça


Dangereux élevage ressemble déjà moins à une série télévisée fantastique de série Z. Il y a quelques idées originales, et un récit moins convenu. Mais au lieu d'exploiter les potentialités mises en place, le récit se termine sur une espèce de coup de théâtre qui est loin d'être vraisemblable (ni scientifiquement, ni comme une action logique de la part du méchant). Nettement plus intéressant que le premier tome, ce n'est pourtant pas un livre que je recommanderais chaudement.

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