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Elyseum

Jackie Paternoster (Illustrateur de couverture), L.E. Modesitt ( Auteur), Patrick Dusoulier (Traducteur)
Langue d'origine : Anglais US
Aux éditions : Collection :
Date de parution : 31/08/2008  -  livre
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Elyseum

Bien que ça soit pour sa fantasy qu'il est le plus connu, L.E Modesitt a débuté sa carrière par des récits de science fiction, paru depuis le début des années 70 dans Issac Asimov's Science Fiction, Galaxy ou Analog, C'est le succès de Reluce, dans les années 90, qui lui a donné envie de revenir à ses premières amours.

Le Pitch

Sur le monde de Devanda, la vie de Blaine Donne est bien occupé. Justicier masqué la nuit, détective privé le jour dont les compétences en informatique lui permettent d'amasser toutes les informations suscpetibles de l'aider dans les nombreuses enquêtes qu'il conduit simultanément. C'est ainsi que l'on va suivre Blaine dans les errements de sa vie de privé, de la découverte d'un complot galactique (rien de moins) à l'ébauche de romance qu'il vit alors, et ce, jusqu'au final étonnant ouvrant vers l'Elyseum.

Ce monde étrange né de la matière noire, est le projet des fères Eloi et de Maraniss, un physicien sans scrupules, qui tente de créer un projet de "cité utopique en micro-bulle". L'utopie des uns pouvant être le cauchemar des autres, c'est pour éviter l'expansion de l'Elyseum et l'effondrement de notre univers que Blaine va devoir œuvrer.

Tour de passe-passe

Étrange ouvrage que cet Elyseum. Au premier coup d’œil tout y est : les Cantos d’Hypérion, la CultureIlium. Nous voilà dans un grand space opera. Écriture  de Banks, même la résonance non fortuite avec dense, littéraire, des idées dans l'aire du temps, l’apparence semble n’être point un leurre. Pourtant, la supercherie ne tarde pas à se faire jour. Au fil des pages, la désillusion nous guette. Les en-têtes de chapitres qui séduisent d’emblée par leur apparent modernisme, finissent par sonner de plus en plus creux à l’oreille du lecteur. Au final, rien de nouveau. Même si c'est  joliment dit. Du vieux neuf qui prend assez de l'un pour ne perdre son lecteur, et suffisamment de l'autre pour donner l'impression de l’audace.

Mimétisme habile, presque originale

L.E Modesitt a été inspiré par ces néo-space opéras et leur rend ouvertement hommage. Il oublie, pour le sien,  d'y mettre de l'âme et la passion présentes dans ces derniers. Du coup, c’est une coque vide. Belle, raffinée... mais vide. Un ouvrage d'amoureux du genre qui peine à s'affranchir de ses références. On reste dans le survol, l'anecdotique. Le lecteur est invité à la contemplation. Il a du mal à sentir vivre l'univers et à s'y intéresser. Elyseum ressemble à une bulle de savon au diapré chatoyant qui explose au touché. La prouesse stylistique peut séduire mais elle ne fera pas vibrer.

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