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Englewood

Henri Fabuel (Scénariste), Fabrice Le Hénanff (Dessinateur)
Cycle/Série : 
Langue d'origine : Français
Aux éditions : 
Date de parution : 31/05/2006  -  bd
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Englewood

Les histoires commençant par un meurtre de Jack l’Eventreur sont rarement bourrées de personnages sympathiques. On y a l’occasion de faire intervenir de vraies crapules, des protagonistes qui touchent le fond de l’iniquité humaine. Et on n’aurait tort de s’en priver.

Un vrai méchant

H. H. Holmes, personnage titre de cette série débutante, est loin d’être un gars bien. C’est un escroc qui profite de la confiance de ses patients et de ses femmes, qui trafique des bouts de cadavre, qui falsifie des titres propriété. Mais surtout, c’est un tueur. Un vrai. L’un des premiers tueurs en série de l’histoire américaine, que les journaux surnommèrent le “Diable de White City”, avec des centaines de morts à son actif. Là, au début de sa carrière, il n’a pas encore construit son hôtel-château où il tuera la majorité de ses victimes.

En face, il y a deux enquêteurs Pinkerton bien atypiques. Siringo, un cow-boy sudiste blanchi sous le harnais, rustre, fruste et sans complexe. Et Hélène Martinelli, une femme moderne, avec beaucoup d’amies et très peu de complexes, qui ne va pas se laisser marcher sur les pieds par Siringo ou d’autres du même genre. Ils enquêtent sur l’Eventreur (un ami de Holmes), mais s’intéressent aussi à cet étrange docteur. Et comme toutes les investigatoions de ce genre, ils vont se mettre en danger. Après tout, l’Histoire nous dit quand et comment Holmes fut arrêté et pendu. Il y a peu de chances que dans cette histoire, les Pinkerton aient le dessus plus tôt...

Beau mais ardu

Bon, il faut l’avouer, ce n’est pas une BD simple. Le scénario est même très confus par endroit, et nécessite plusieurs lectures pour vraiment tout intégrer, d’autant plus qu’il s’agit d’un tome fait avant tout pour préparer la suite, cela se sent. Ce qui tombe bien, parce que les dessins supportent bien la lecture. Le Hénanff expérimente avec le dessin sur bois, avec succès. Soutenu par de belles et glauques couleurs, cela fait d’Englewood au moins un bel objet d’art, à défaut d’être une histoire complète ou claire.

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