Si vous avez raté ça…
Voici l’histoire d’une page oubliée de la seconde guerre mondiale. En 1942, Superman intervient dans le Pacifique pour sauver un porte-avions durant la bataille de Midway et intercepter un sous-marin japonais. Mais, en faisant parler le capitaine du sous-marin, il découvre qu’un autre submersible est en route avec un super agent afin de contrecarrer le projet Manhattan : il en parle à l’amiral Nimitz qui en réfère à Washington et bientôt le kryptonien est mis au courant du projet (au passage, quelle preuve de confiance).
De son côté, Wonder Woman sauve Albert Einstein d’un complot nazi et finit par apprendre l’existence du projet de bombe A : elle est déterminée à empêcher les hommes de la mettre au point. Pendant que nazis et japonais se rejoignent, Wonder Woman attaque l’université où est mis au point un réacteur atomique et suscite l’intervention de Superman. Les deux finiront par se battre sur la Lune, puis à faire alliance (tout de même !) pour empêcher le baron Blitkzkrieg, l’allemand et Sumo, le japonais, de mettre la main sur la première bombe A de l’histoire !
Un doux album suranné
Pour inaugurer sa collection « DC Treasury Books », Urban comics a décidé d’éditer ce Superman vs Wonder Woman de 1977. On y retrouve un vétéran des comics, récemment décédé, avec le scénariste Gerry Conway, très connu des amateurs de Marvel (la mort de Gwen Stacy, c’est lui), secondé par l’espagnol José Luis Garcià-Lopez, un des piliers de DC dans les années soixante-dix et quatre-vingt. Le résultat est assez spectaculaire, dans le goût des comics de l’époque, un peu daté parfois (songeons au nom des espions). On sent l’influence de Neal Adams, dessinateur phare de l’époque qui signera avec Superman vs Mohamed Ali un album dans le même style (et bien mieux dessiné). Beaucoup de quadragénaires et de quinquagénaires liront cette histoire avec une certaine volupté.
Sylvain Bonnet