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Il faut tuer Constance

Ray Bradbury ( Auteur), Eikasia (Illustrateur de couverture), Philippe Rouard (Traducteur)
Langue d'origine : Anglais US
Aux éditions : Collection :
Date de parution : 31/05/2004  -  livre
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Il faut tuer Constance

Qui ne connaît pas Ray Bradbury ? Né en 1920, il est l'une des légendes vivantes de la science-fiction. Un de ceux qui ont façonné la SF au siècle dernier. Ses contributions les plus marquantes resteront à jamais Chroniques Martiennes et surtout L'Homme illustré et le magnifique Fahrenheit 451. Trois chefs d'œuvres qui l'ont installé au panthéon des écrivains des littératures de l'imaginaire. Trois livres au succès tel que Bradbury est sorti du cadre restrictif de la science-fiction pour être étudié dans les écoles. Sans oublier bien sûr l'adaptation au cinéma de Fahrenheit 451 en 1966 par François Truffaut.

Constance à la recherche de son passé

Il y a plusieurs décennies, Ray Bradbury entamait une trilogie consacrée à son héroïne Constance Rattigan, actrice multiforme dans un Hollywood de pacotille. Après La Solitude est un cercueil de verre et Le Fantôme d'Hollywood, en voici donc le dernier volume. Dans Il faut tuer Constance, sa belle héroïne est complètement bouleversée. Elle vient de recevoir un annuaire avec une liste de personnes de son entourage décédées et une liste des morts à venir. Une liste sur laquelle bien sûr figure son nom. Aussitôt, elle part demander de l'aide à un de ses amis romanciers qui se mettra en quatre pour dénouer l'énigme en s'immergeant complètement dans son passé.

Folie et douceur

Ecrit en 2003, Il faut tuer Constance est un roman assez étonnant et déroutant. Par le style d'abord. Avec des chapitres très, très courts, Bradbury dépeint un univers et des personnages un peu fous et bigarrés. Il suggère par petites touches poétiques plus qu'il n'explique dans le détail, rendant au passage un bel hommage au cinéma américain, et notamment au cinéma muet. Déroutant par l'histoire ensuite. La plongée dans le passé de Constance est plus ardue qu'il n'y parait et très vite l'intrigue dérape comme le héros, ne sachant plus très bien ce qu'il y a à poursuivre. Au final le lecteur est dans le flou le plus total. Ce roman n'est pas désagréable à lire mais on en ressort avec la certitude de ne pas avoir tout saisi. Et avec en plus l'impression que parfois Bradbury était lui aussi dans le flou en l'écrivant, ou nous cache volontairement une part de l'intrigue. Un roman déroutant à la saveur étrange.

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