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Interview 2018 : Jodi Taylor
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Interview 2018 : Jodi Taylor

Actusf : Comment est née l’idée des Chroniques de St Mary’s ?
Jodi Taylor : Je voulais écrire sur l’Histoire, mais sur beaucoup de périodes et toutes très différentes, le voyage dans le temps était la solution idéale pour pouvoir le faire. Je dois admettre que je choisis toujours les événements les plus intéressants, mais je voulais rendre l’Histoire aussi fascinante aux yeux des autres qu’elle l’est pour moi. Je crois que j’espérais secrètement que cela pourrait donner envie à certains d’aller plus loin et de lire plus de choses sur certains sujets.

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Actusf : Vos héros passent d’une période à l’autre. Et ce sont toujours des périodes très spécifiques. Comment avez-vous travaillé? Nous imaginons que vous aviez besoin de beaucoup de documentation, non ?
Jodi Taylor : En effet, je fais bien plus de recherches que je n’en ai réellement besoin. Je me souviens avoir passé des jours et des jours à faire des recherches sur la guerre de l’oreille de Jenkins et je n’ai finalement utilisé que deux ou trois phrases dans le livre. Pour toutes ces recherches, j’ai ma propre bibliothèque et je vais aussi à la médiathèque et sur Internet. Je parle aussi beaucoup. Mon père a servi dans le désert en Afrique du Nord et pendant des années je lui ai posé beaucoup de questions sur ses impressions : la couleur du sable, le temps, les températures... Alors que lui, tout ce qu’il voulait c’était boire son thé et manger ses petits gâteaux en paix !

"En fait, je n’ai jamais changé les faits, mais je les ai parfois réinterprétés."

Actusf : Dans votre premier livre, Just one damned thing after another (Un Monde après l'autre), vous vous excusez auprès des historiens. Avez-vous pris beaucoup de libertés avec la réalité ?
Jodi Taylor : En fait, je n’ai jamais changé les faits, mais je les ai parfois réinterprétés. Par exemple, à Troie, les historiens se rendent compte qu’il n’y a pas d’Hélène de Troie ni de cheval de bois. J’ai utilisé l’Iliade de Homère pour mettre en avant une théorie alternative, mais – je l’espère – plausible. Ce qui est sûr, c’est que je devrais plus m’excuser auprès des physiciens que des historiens, car j’ai vraiment joué avec les lois de la physique !

"Ce qui est sûr, c’est que je devrais plus m’excuser auprès des physiciens que des historiens, car j’ai vraiment joué avec les lois de la physique !"

Actusf : Max, votre héroïne, est plutôt dynamique et a beaucoup d'humour. Pouvez-vous nous parler d'elle. Qui vous a inspiré? Est-ce qu'elle vous ressemble un peu?
Jodi Taylor : Eh bien, elle est petite comme moi, mais c’est certainement là que s’arrête notre ressemblance. Max est très intelligente, très compétente et elle ne cède jamais, alors que j’ai plutôt tendance à abandonner au premier obstacle et à manger du chocolat.

Actusf : La série compte maintenant neuf volumes, non? Allez-vous écrire à nouveau sur Max et ses amis?
Jodi Taylor : Tout à fait ! Le 10ème volume, je l’espère, sera publié en avril 2019 et j’ai déjà beaucoup d’idées pour le prochain.

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