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Je vais pas te mentir, soldat...

Garth Ennis (Scénariste), Alex Nikolavitch (Traducteur), Darick Robertson (Dessinateur), Tony Avina (Coloriste)
Cycle/Série : 
Langue d'origine : Français
Aux éditions : 
Date de parution : 31/01/2010  -  bd
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Je vais pas te mentir, soldat...

Les comics américains font souvent preuve d'une belle imagination. The Boys en est l'exemple parfait. Conçu par Darick Robertson et Garth Ennis, la série met en scène un monde où les super-héros pullulent littéralement grâce à une étrange substance. Le seul problème c'est que leurs bastons dans les rues des grandes villes font beaucoup de dégâts. Trop aux yeux des autorités qui mettent en place un groupe chargé de limiter la casse au sein de la CIA. Ce groupe s'appelle les P'tits Gars et il a à sa tête Billy Butcher, un dur à cuire qui déteste ceux qu'il appelle les super-slips. Il a pour mission d'éviter les débordements, même s'il doit parfois se faire respecter de manière... brutale...

Hugie, Billy et les autres

Au début de la série, il enrôle un jeune garçon dont la fiancée a eu le malheur de croiser le chemin d'un super-héros. Elle termine ses jours encastrée dans un mur sans qu'aucune poursuite ne soit engagée contre le justicier maladroit. Hughie devient alors un membre des P'tits gars et découvre peu à peu un monde qu'il ne soupçonnait même pas. Au début du sixième tome de la série, il a un entretien avec celui que l'on appelle La Légende. C'est l'un des plus grands scénaristes de comics, chargé depuis des années d'adapter et de glorifier les aventures des super-héros pour les magazines de BD. Lui seul connaît leur véritable histoire et leurs origines. Lui seul connaît également la vérité sur les P'tits Gars...

Une pause informative...

Ce sixième tome constitue une sorte de pause dans cette série violente et délirante. Une pause nécessaire qui permet d'en savoir plus sur les personnages de The Boys et sur l'univers de cette série composée par deux auteurs expérimentés : Garth Ennis et Darick Robertson. Le premier a travaillé auparavant sur Hellblazer, The Preacher, Hitman, Unknown Soldier, Blood Mary: Lady Liberty et Jesse Custer. Darick Robertson a lui dessiné des épisodes de Justice League Quarterly, Wolverine, Spider-Man et Transmetropolitan. Des expériences dont ils se servent pour pasticher l'univers des super-héros et en donner une version sale, cynique, violente et furieusement drôle. Les blagues potaches côtoient l'humour noir et les gros mots, agrémentant de sourires une intrigue qui jusqu'ici tient plutôt la route. On y voit des super-héros maîtrisant leur communication par le biais des comics tout en étant également souvent de grands gamins sans cervelle et/ou sans aucun scrupule ni compassion pour les autres humains dit « normaux ».

Commencé en 2006, The Boys fait partie des grandes réussites de ces dernières années chez les comics, égratignant les super-héros avec talent. C'est décapant, surprenant et assez jubilatoire. À tel point qu'une série de spin-off en one-shot est en cours aux États-Unis : Herogasm. On espère qu'on pourra la lire un jour en français. En attendant, si vous êtes amateurs de comics, jetez vous sur cette série iconoclaste ! Elle ne peut pas vous laisser indifférent !

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