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L’Ange du château

Isabelle Merlet (Coloriste), Francesco Artibani (Scénariste), Hélène Dauniol-Remaud (Traducteur), Ivo Milazzo (Dessinateur), Rulo (Illustrateur de couverture)
Cycle/Série : 
Langue d'origine : Italien
Aux éditions : Collection :
Date de parution : 30/09/2006  -  bd
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L’Ange du château

Ivo Milazzo est un dessinateur reconnu en Italie, récompensé par de nombreux prix au cours de ses 35 ans de carrière. Pour Le Maître rouge, il s’associe à un autre grand nom de la bande dessinée italienne : Francesco Artibani. Ce dernier est un scénariste très connu en Italie où il signe nombre d’histoires populaires chez Disney dont le succès W.I.T.C.H. .
Pour ce nouveau cycle, il situe l’histoire dans sa ville natale à Rome au XVIIIème siècle.

Une disparition, un meurtre, un condamné…

Le héros, Giovanni Battista Mori, est assez inattendu. En effet, il est le Maître rouge de Rome, c'est-à-dire son bourreau. Personnage à la fois craint et méprisé, il doit son nom au manteau rouge qu’il porte capuche rabattue lorsqu’il officie sur l’échafaud.

Julie, la fille du commandant de la garnison du château, a été enlevée par des brigands. Alors lorsque rentrant chez lui accablé par cette disparition, le commandant se fait assassiner par un jeune homme de bonne famille, c’est la stupéfaction totale. D’autant plus que Pietro Proietti, le jeune assassin a une attitude pour le moins étrange pour un meurtrier aux motivations politiques. Intrigué, Giovanni Battista décide de mener l’enquête alors qu’il va probablement devoir exécuter le jeune Pietro.

Un personnage qui fascine


Il n’est pas habituel de voir un bourreau comme personnage principal tant cette fonction a toujours été dérangeante : à la fois serviteur de la justice et tueur. C’est d’ailleurs un des principaux attraits de cet album, l’image du bourreau fascine. Ce tome met fortement l’accent sur la complexité du personnage. Il révèle autant de choses sur lui qu’il ne laisse de mystères en suspens. L’atmosphère créée par une majorité de tons rouge-orangé et de zones d’ombre dans le dessin souligne le poids de ce métier sur l’âme du bourreau. Le dessin est assez rapide et efficace.

La ville de Rome du XVIIIème siècle semble assez fidèle à la réalité historique, suffisamment pour donner un cadre crédible à ce polar où se mêlent révolutionnaires, militaires et brigand dangereux.

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