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L'Ange noir

Pierre Schelle (Coloriste), Djillali Defali (Dessinateur), Eric Corbeyran (Scénariste), Richard Guérineau (Scénariste)
Cycle/Série : 
Langue d'origine : Français
Aux éditions : Collection :
Date de parution : 30/09/2004  -  bd
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L'Ange noir

Corbeyran n'est plus à présenter tant sa saga des Stryges est aujourd'hui connue. Trois séries, dont la série-mère Le Chant des Stryges, composent la saga des Stryges. Avant cette envolée au pays des scénarios de bande dessinée, Corbeyran a d'abord exercé ses talents dans la photographie, l'illustration, le conte pour enfants ou la publicité. Aussi à l'aise dans les séries que dans les one-shot, il change d'univers autant que de dessinateurs. Citons en vrac, Sales Mioches avec Berlion, Pest avec Bouillez, Le Régulateur avec Moreno, Abraxas avec Alfred… Defali a commencé dans l'écurie Soleil avec Garous, scénarisé par Gaudin, avant de passer chez Delcourt pour Asphodèle.

Possession et meurtres en série

Gallagher est contacté par un prêtre qui a constaté qu'une Stryge avait peut-être élu domicile dans son église. Une plume est la seule preuve tangible qu'il a pu retrouver. Ils tentent une communication télépathique avec la stryge durant laquelle le prêtre meurt et la plume s'enflamme. Plus de trace de la présence de la créature. Ils se décident alors à demander l'aide de la puissante sorcière Asphodèle afin de rentrer en contact avec la créature.

Justement, la belle Asphodèle revient des Etats-Unis où elle a assuré la promotion de son dernier livre, " Magie blanche ". Gallagher se rend à une de ses séances de dédicace et tente de la convaincre de l'existence des Stryges. Totalement sceptique face à ces révélations, Asphodèle prend congé de lui, énervée. De retour auprès de son éditeur, qui est également son amant, elle se rend compte qu'il a un comportement étrange. Cela coïncide avec une série de meurtres atroces commis ces derniers temps à Londres. Serait-il sous l'emprise de la fameuse Stryge ?

Cross over entre séries : les Stryges font une entrée fracassante dans le monde d'Asphodèle

On pensait que le " cross over " était réservé aux séries télé, voilà que le concept débarque en bande dessinée. Le grand événement de ce troisième tome, c'est bien évidemment la présence d'une Stryge dans l'univers d'Asphodèle. Acte commercial ou vrai atout pour le scénario ? Nous serions tentés de dire les deux. Oui, c'est commercial, cela sonne comme une évidence. Au vu du succès de la saga des Stryges et du bide d'Asphodèle les auteurs et éditeurs se sont sans doute dit que le croisement des deux univers donnera du souffle à la série dessinée par Defali. Et ils ne sont pas trompés. L'histoire est bien menée même si elle reste classique dans ses rebondissements. On regrettera juste que, du coup, l'héroïne de la série soit reléguée au deuxième plan alors même qu'elle portait sur ses fragiles (?) épaules les deux premiers tomes. Gallagher, personnage transfuge du Chant des Stryges, est mieux traité qu'elle puisque ses pouvoirs s'avèrent inutiles. Espérons que le quatrième tome lui offre l'occasion d'être à nouveau sur le devant de la scène.

Outre les ponts entre les différentes séries des Stryges et ce tome qui permettent de rendre crédible leur rapprochement, on peut signaler un petit clin d'œil au premier créateur graphique des Stryges, Richard Guérineau qui vient faire dédicacer son livre à Asphodèle. Hommage lui est rendu puisqu'il officie en tant que co-scénariste sur cet album.

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