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L'Arche de Noa

Benjamin Carré (Illustrateur de couverture), Ange ( Auteur)
Langue d'origine : Français
Aux éditions : Collection :
Date de parution : 30/09/2008  -  jeunesse
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L'Arche de Noa

On ne présente plus Ange. Derrière ce pseudonyme se cachent Anne et Gérard Guéro, auteurs prolifiques de scénarios de BD, romans adultes et jeunesse, aussi bien en fantasy, en fantastique qu'en SF. Et malgré tout le bien qu'on peut penser de leurs écrits, L'Arche de Noa n'est, a priori, pas très engageant : un titre obscur, une couverture peu parlante sur laquelle un lutin mange un Petit Lu... Heureusement, une fois le roman ouvert, le lecteur se fait entraîner dès les premières pages dans des aventures fascinantes.

Quand Paris abrite magiciens, fées et lutins...

Noa est une jeune fille parfaite. Du haut de ses douze ans, elle est excellente élève, a de nombreux amis, s'occupe consciencieusement de ses frères et sœurs et aide aux tâches ménagères. Toute sa vie bien rangée prend une tournure exceptionnelle le jour où elle découvre que sa chambre abrite un lutin malcommode. Mais quand elle réussit à (presque) l'attraper, elle s'aperçoit qu'elle est seule à le voir. Tout comme elle est seule à entendre des bruits étranges dans les canalisations du collège ou à voir des graffitis mystérieux dans la rue. Seule ? Pas si sûr !

En effet, son ami d'enfance Gabriel bénéficie lui aussi de la Vision, ce don qui permet d'avoir accès à un monde fait de fées, de lutins, de femmes-loups, et autres créatures magiques. Alors que Hajer, la petite sœur de Noa a malencontreusement réveillé le Mal Absolu, Noa, Gabriel et leurs amis vont tout faire pour protéger la fillette et découvrir une autre facette de leur quartier et des sous-sols de leur collège parisien.

"Quelque part au fond, très loin, très bas, dans l'obscurité, QUELQUE CHOSE se réveilla."

Dès la première page, un narrateur complètement extérieur interpelle le lecteur, insiste sur les éléments importants de l'histoire, le tout avec un certain humour. Alors que ce procédé pourrait s'essouffler, ça fonctionne ici très bien, d'un bout à l'autre. On retrouve le style dynamique et très agréable d'Ange qui fait qu'on ne peut lâcher le roman une fois commencé, le tout aidé par de multiples rebondissements.

Au-delà d'un imaginaire inventif, qui se situe dans la lignée des Contes de la rue Broca de Pierre Gripari, le roman tient aussi beaucoup aux personnages. En effet, ces jeunes adolescents sont très attachants, et le processus d'identification du jeune lecteur ne peut que fonctionner. On frissonne, on rit, on s'étonne, et on ne peut que s'attacher à la jeune Noa, qui en ayant acquis le don de la Vision, grandit, tout simplement.

Une fois ce roman fantastique refermé, restent quelques interrogations. Tout d'abord, le titre étant toujours aussi obscur, on peut légitimement se demander la raison de son son choix. Mais surtout, l'épilogue laisse entrevoir des bribes d'aventures futures de Gabriel, Noa, Hajer et leurs amis... Alors, à quand la suite ?

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