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La Caresse de l'aube

Laurell K. Hamilton ( Auteur), Florence Mantran (Traducteur), Craig White (Illustrateur de couverture)
Langue d'origine : Anglais US
Aux éditions : 
Date de parution : 31/03/2004  -  livre
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La Caresse de l'aube

Après Anita Blake, réanimatrice et chasseuse de vampires, Laurell K. Hamilton a créé le personnage de Meredith Nic Essus, mi-elfe, mi-humaine, détective privé dans une agence spécialisée dans les affaires surnaturelles. Ainsi, après le fantastique façon Buffy contre les vampires, voilà de la fantasy façon Emmanuelle (pour les prudes : cf. le film érotique). La Caresse de l'aube est donc le deuxième tome de cette série qui fait un carton aux États-Unis (encore une preuve que les Américains peuvent avoir très mauvais goût).

Difficile de résumer un roman où il ne se passe rien

De nos jours, à Los Angeles, chez les feys, complot et sexe sont de mise. Meredith Nic Essus est engagée par Maeve Reed, Reine d'Hollywood, pour l'aider à avoir un enfant avant la mort de l'homme qu'elle aime. Pendant ce temps, d'étranges meurtres sont commis : des corps exsangues aux lèvres bleuies sont retrouvés dans la ville. Existe-t-il un rapport entre ces deux affaires? Meredith doit jongler entre ces deux affaires et en même temps, doit se dépêcher d'avoir un enfant avec l'un de ses nombreux amants, si elle veut devenir Reine de la cour Unseelie.

Sombre nanar

Autant, Le Baiser des ombres, malgré une intrigue quasi inexistante, était érotique, autant pour ce deuxième tome, il ne se passe rien de rien. Pas de sexe (étrange pour un livre supposé érotique), pas de préliminaires. L'érotisme se cantonne à des descriptions d'hommes ou de créatures magiques d'une platitude et d'un banal à s'endormir sur le livre dès la première page: muscles puissants, bouche sensuelle, beauté virile, etc. Ce n'est pas tout fait exact : l'héroïne a tout de même une relation sexuelle avec un gobelin (eh oui, tout est possible). Dans le premier tome, ce genre "d'événements" aurait été décrit sur 10 à 20 pages. Ici, le lecteur se contentera d'un résumé d'une demi-page bourré de clichés et de banalités. Laurell K. Hamilton, n'aurait-elle plus d'imagination pour de nouveaux fantasmes?

Ajoutez à cela une histoire sans intérêt et une intrigue plate basée sur les potins de la cour Royale et les coups bas pour accéder au pouvoir. Vous l'aurez compris, La Caresse de l'aube est un roman ennuyeux, sans intérêt. Certes, il peut intéresser un lectorat : les personnes du sexe féminin frustrées et qui rêvent de dominer les hommes. Y en aurait-il tant que ça, de l'autre côté de l'Atlantique pour expliquer le succès immérité d'un tel navet ?

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