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La Cité des Araignées

Richard Lee Byers ( Auteur), Brom (Illustrateur de couverture), Fabrice Joly (Traducteur)
Langue d'origine : Anglais UK
Aux éditions : Collection :
Date de parution : 30/09/2005  -  livre
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La Cité des Araignées

Dans la cité souterraine des maléfiques elfes noirs de Menzoberranzan, Lloth, la terrible déesse-araignée s’est mystérieusement tue. La caste dirigeante des prêtresses, maintenant privées de leurs pouvoirs, doit faire à cette situation nouvelle dont personne à part elles n’est au courant, du moins l’espèrent-elles. Pendant ce temps, deux maîtres de l’académie militaire et magique de la cité sont chargés d’enquêter sur la disparition d’un nombre grandissant de mâles drow.
 
Intrigues et meurtres dans les profondeurs de la terre

La Guerre des Araignées permet de se replonger dans la société de la métropole créée par R. A. Salvatore dans La Séquence d’Ombreterre. Pour cette nouvelle série mettant en scène les elfes noirs ce dernier a laissé ici la plume à l’américain Richard Lee Byers. Auteur d’une vingtaine de nouvelles de fantasy et d’horreur depuis 1987, Byers est un adepte du jeu de rôles depuis ses débuts et dispose aussi d’une double compétence en escrime et en psychologie. Tout ceci lui permet d’aborder de manière à peu près sereine la société psychotique de Menzoberranzan.

L’histoire est centrée sur les aventures de nouveaux protagonistes tels le maître d’armes Ryld et le mage Pharaun, mais aussi sur celles de l’archimage Gromph Baenre et des grandes prêtresses Triel et Quenthel, figures récurrentes des tomes précédents de la collection. Il est à noter que Drizzt Do’Urden, héros des–dits tomes n’est, de son côté, même pas mentionné dans ce volume.
 
Plongée dans les abysses de l’âme drow

Cette histoire marque le début d’un nouveau cycle, mais, chose très appréciable, elle se suffit à elle-même. Le récit est prenant et intéressant et relativement sombre par rapport aux autres tomes de cette collection. Les personnages principaux sont de dignes elfes noirs, pour lesquels l’intrigue, la trahison et le meurtre sont monnaie courante. Impossible de les confondre avec de preux paladins : à l’instant où le lecteur commence à penser qu’un des héros n’a pas un si mauvais fond, celui-ci dévoile de nouvelles profondeurs de son âme noire. Ce contre-pied quasiment permanent est très agréable et rend les personnages intéressants et attachants dans leurs styles bien particuliers.

Le style est dynamique et agréable à lire et s’associe à un scénario bien ficelé, malgré deux ou trois faiblesses et un manque d’originalité... Il est par ailleurs regrettable de sentir un petit peu trop la présence des règles du jeu de rôles lors des combats. Ceux-ci y perdent du coup un peu en « épique ». Le roman est sinon un vrai régal pour les amateurs du genre et fera passer un très bon moment au lecteur.

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