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La Jungle en folie

Godard (Scénariste), Mic Delinx (Dessinateur)
Langue d'origine : Français
Aux éditions : 
Date de parution : 30/11/2003  -  bd
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La Jungle en folie

En créant dans les années 70, la série La Jungle en folie, Mic Delinx et Godard ont apparemment jeté un pavé dans la mare de la BD traditionaliste et convenue (du moins nous le laisse entendre la biographie de deux auteurs en début de recueil). A l’époque, la folle équipe de la forêt humide semblait donc l’une des première à être sans concession avec les aberrations du monde moderne. Aucune langue de bois n’était admise dans ce no man’s land et seule la dérision était autorisée. Près de vingt après, les éditions Dargaud ont l’idée, a priori louable, de permettre aux aficionados de l’époque de retrouver leurs héros de l’estocade humoristique, et aux petits jeunes de découvrir ce qui a un jour fait gondoler de rire les épaules de leurs aînés.

Projecteurs et droits notariaux au cœur de la jungle

Sixième tome de la réedition de l’Intégralité de la « mythique » série La Jungle en folie, celui-ci regroupe Le fondu enchaîné, Le Canard à l’orange et Le Fantôme du Bangali. Dans le premier, la vie tranquille de la Jungle est bouleversée par l’arrivée de Cécil B. De Mimile scénariste connu dans le monde entier qui décide d’y tourner une super production. Décorateurs, réalisateurs et techniciens investissent donc les lieux, provoquant gags et jeux de mots douteux en cascade. Alors que le deuxième n’est qu’une succession de gags indépendants, le troisième, Le Canard à l’orange, nous raconte les désillusions de Pérette la Chevrette qui pense enfin avoir trouvé son beau blond fortuné lorsque Joe le Tigre hérite de son oncle d’Amérique. Hélas, le don se résume à une simple cage à oiseaux, à sa balançoire et à un sac de blé (conservé par le notaire pour paiement d’honoraires) : déçue, Pérette tombe dans une dépression dont seul Joe pourra la tirer.

Il est parfois bon de ne pas étudier les classiques de trop près

Si vous faites partie comme moi des lecteurs qui aimaient la jungle et ses personnages lors de ses parutions originales, le plaisir de les retrouver sera immédiat. Mais il est indéniable que cette BD a vieilli. Pas tellement dans les thèmes traités (après tout, Hollywood semble toujours avoir les mêmes travers et un notaire reste aujourd’hui encore un monsieur à qui il est de bon ton de payer des droits de succession) mais surtout dans la manière dont ils sont brocardés.

Alors de deux choses l’une, soit vous êtes mort de rire au premier « Comment vas-tuyaux de poêle ? » et dans ce cas je vous conseille vivement la lecture de ce sixième tome, soit cela vous laisse de marbre et mieux vaut donc rester sur vos bons souvenirs…

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