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La nuit de la lumière

Philip José Farmer ( Auteur), Michel Deutsch (Traducteur), Arlette Rosenblum (Traducteur), France-Marie Watkins (Traducteur), Jackie Paternoster (Illustrateur de couverture), Minos Hubert (Traducteur)
Langue d'origine : Anglais US
Aux éditions : Collection :
Date de parution : 31/08/2008  -  livre
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La nuit de la lumière

En 1953, Philip Jose Farmer écrit son premier texte de science-fiction, The lovers. Un texte qui le suivra toute sa vie puisqu'il sera présenté comme l'homme qui a introduit le sexe dans la science-fiction (et plus particulièrement le sexe entre humain et extra-terrestres). Mais Philip José Farmer reste surtout connu en France pour son cycle du Monde du fleuve. Dans La Nuit de la lumière, il aborde une question épineuse, celle de la religion qui imprègne notre civilisation. Elle en façonne l'histoire et la vie des gens. Croire en une divinité, pourquoi pas ? Faudrait-il encore savoir en quelle religion vouer toutes ces croyances... Et si on se trompait ?

Religion ou tromperie ?

L'histoire se passe sur la planète de la Joie Dante peuplée par les Kareeniens. Ces indigènes à l'apparence humaine, vouent un culte à la déesse Boonta, la Mère et la créatrice, et à ses jumeaux : Yess, le bon et Agul, le mauvais. Tous les sept ans et pendant sept jours a lieu la "Nuit de la lumière" et là tout peut arriver. La tradition veut que si sept hommes justes se retrouvent en un seul lieu alors le Dieu Yess ressuscite. Par contre, s'il s'agit de sept hommes corrompus, alors c'est Algul qui revient à la vie.

De nombreux phénomènes incroyables ponctuent cette nuit. Pour les habitants, il n'y a rien de scientifique dans tout cela. La "Nuit de la lumière" est synonyme de purification : la mort ou la métamorphose. On obtient ce que l'on désire réellement ou plutôt inconsciemment. Mais qui peut savoir ce qui se cache dans son inconscience ? Alors la majorité des habitants choisissent le sommeil.

John Carmody, tueur et truand humain, se fiche de tout sauf de son bien-être. La religion ne l'intéresse que pour gagner de l'argent. Alors, il est chargé conjointement par la société anthropologique de la fédération et par l'Église de dénoncer la fraude de cette fausse religion, si "fausse religion", il s'agit.

Procès de la religion

Mélangeant cynisme, ironie, Philip José Farmer dénonce les rouages de la religion ou plutôt des religions. Il montre que quelque soit la divinité, les croyances reposent toujours sur les mêmes bases. Il est vrai, le sujet est facile et souvent dénoncé dans la science-fiction. Mais ici, c'est plutôt bien réussi et bien écrit même si on retrouve des idées trop évidentes et trop simples.

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