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La Nuit du masque

Pierre Schelle (Coloriste), Djillali Defali (Dessinateur), Eric Corbeyran (Scénariste), Richard Guérineau (Scénariste)
Cycle/Série : 
Langue d'origine : Français
Aux éditions : Collection :
Date de parution : 30/04/2005  -  bd
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La Nuit du masque

Corbeyran s’est associé au dessinateur du Chant des Stryges, Richard Guérineau, pour écrire ce second diptyque d’Asphodèle. Gageons que l’intervention des créatures mythiques auxquelles ce dernier à donner une enveloppe de papier n’est pas étrangère au fait. Corbeyran, scénariste prolifique, joue donc la carte des Stryges pour relancer la série Asphodèle qui ne parvenait pas à décoller. L’univers des Stryges lui a permis de gagner les faveurs du grand public, Le Chant des Stryges (Delcourt) en est la série mère. Bientôt suivront Le Clan des Chimères (Delcourt) dont l’intrigue se déroule au Moyen Âge et Le Maître de Jeu (Delcourt) qui met en scène un tout jeune héros, Quentin. Il faut maintenant compter avec ce diptyque qui éclairera peut-être un peu plus le lecteur sur les créatures sombres et ailées.

« On donne au diable autant de noms et de titres qu’on lui prête de formes et de visages »

Avec Graham Gallagher et Angela, Asphodèle va tenter de libérer son petit ami Brian Freeman de l’emprise du Stryge. Ce dernier a déjà commis deux assassinats sous la néfaste influence et est désormais recherché par la police. Seule solution pour la jeune sorcière pénétrer dans l’infra-monde afin de rencontrer le premier de tous les Stryges, le diable en personne, et lui demander de laisser Brian en paix. Le risque encouru est immense, le diable a été condamné à errer dans cet autre univers sans lien avec le monde des hommes, sa colère est sans borne et il attend son heure pour faire déferler son courroux. Il se peut bien que Brian ne soit qu’un pion sur l’échiquier et que le véritable enjeu dépasse toutes leurs craintes.

Série B

La série Asphodèle semble fonctionner en diptyque, voici donc la résolution du second, qui se déroule chronologiquement avant le premier, ce qui permet non seulement de ne pas rendre totalement incongrue la présence des Stryges mais également d’expliciter la peur d’Asphodèle d’entrer dans l’infra-monde pour la seconde fois, tel qu’on a pu le voir dans la précédente intrigue. La Nuit du Masque offre quelques révélations sur l’origine d’Asphodèle, révélations en aucune façon suprenantes. Pour les plus naïfs d’entre les lecteurs qui n’auraient toujours pas deviné, nous tairons ici la généaologie de la jolie sorcière. Notons qu’après avoir réalisé dans le troisième tome, préparé par des indices dans le deuxième, un cross over entre Le Chant des Stryges et Asphodèle, Corbeyran utilise cette fois Le Clan des Chimères pour expliquer la fameuse origine. Bien que les Stryges se fondent dans le monde créé par Corbeyran on a connu ce dernier plus inspiré. Décidémment, la sauce a du mal à prendre. Le fond sonne désepérémment creux et les dialogues semblent parfois échappés d’une série B, notamment entre Asphodèle et Brian. Les dessins de Defali sont eux toujours aussi peu mis en valeur par les couleurs criardes de Pierre Schelle d’habitude plus nuancé. Un peu d’humour ou plus de frissons, et pourquoi pas, soyons fous, un scénario, seraient les bienvenus pour les prochains tomes, histoire de parodier les séries B plutôt que de platement les copier.  

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