- le  
La sélection BD de l'été 2010
Commenter

La sélection BD de l'été 2010

Toute l’année Actusf a lu pour vous les nouveautés en fantasy, fantastique et science fiction.
 
Voici quelques idées de lectures pour votre été parmi les titres qui sont sortis cette année (entre septembre 2009 et juin 2010). Les textes présentant les ouvrages sont tirés des chroniques d’Actusf (ou des quatrième de couverture en l’absence des chroniques).

Cellules familiales (L'honneur des Tzarom 1) 
de Paul Cauuet et Wilfried Lupano  
Voilà une nouvelle série qui décoiffe ! Des couleurs chatoyantes, des tissus aux motifs improbables, des personnages de folie.
Imaginez la rencontre de Georges Lucas et d’Emir Kusturica et vous approcherez de cet univers rempli de références où les gitans sont les rois : une présentation de la conquête spatiale vue par les tziganes.
Lupano et Cauuet s’en donnent à cœur joie dans cet album aux images criardes et exotiques : action, courses poursuites et magouilles à toutes les pages. L’intrigue tient la route et emmène le lecteur vers des contrées où aliens et flics pourris sont là pour gâcher la vie de nos sympathiques roms. Les personnages sont très attachants, avec une mention particulière pour le duo du père Tzarom et du pauvre avocat, un vrai délice. L’ambiance de l’album est à l’image du titre : fait de Djobi Djoba, de musique entraînante et de tziganes roublards.


Œdipe à Corinthe (Socrate le Demi-Chien 3)  de Christophe Blain et Joann Sfar 
Sfar est une nouvelle fois au scénario. Tout en étant fidèle à certaines formes du récit mythologique (les dieux apparaissent avec un grand naturel, sous des formes variées ; la mort survient facilement pour les personnages secondaires ; le sexe tient une place importante et nombre de protagonistes ne pensent qu’à ça, et cætera), Joann Sfar revisite avec irrévérence, dans Œdipe à Corinthe, la première partie du mythe de l’enfant assassin de son père et amant de sa mère. Il s’amuse – et nous amuse – en faisant des grandes figures mythologiques, au mieux des imbéciles, au pire de purs criminels. Socrate, en essayant de faire dévier le destin d’Œdipe, est à l’origine d’une aventure passionnante, mettant en scène des personnages hilarants. (...)

Œdipe à Corinthe est un excellent troisième tome pour la série Socrate le demi-chien. Sa lecture est amusante, en plus d’être fascinante. Une réussite.


Le Chat qui courait sur les toits de Hausman et Rodrigue
Si l’histoire contée par Rodrigue paraît si magnifique, c’est aussi parce qu’elle est mise en image par un René Hausman au sommet de sa forme. Ce dernier expérimente ici une nouvelle façon – pour lui – de faire du dessin de bande dessinée. Car c’est à l’aquarelle, sans aucun trait préalable, qu’il a réalisé l’intégralité des planches du  Chat qui courait sur les toits. Le résultat est de toute beauté. On retrouve avec joie le talent du dessinateur pour mettre en images les animaux. Quant à ses personnages humains, ils ne sont pas en reste. Superbe.

René Hausman et Michel Rodrigue nous régalent donc avec un conte qui rappelle les célèbres histoires d’un Charles Perrault, avec d’ailleurs un clin d’œil final à une de ses plus fameuses œuvres. Chapeau bas, les artistes !


Re-mind T1 de Mutti et Alcante
Cette nouvelle bande dessinée, qui paraît chez Le Lombard, dispose donc d’un scénario de bon niveau, mais également de dessins et de couleurs d’aussi bonne qualité. Les planches d’Andrea Mutti profitent d’un découpage un peu anarchique pour donner du rythme à un récit qui se déroule à toute vitesse et est émaillé de scènes visuellement impressionnantes. Sans compter que le style réaliste du dessinateur donne de la crédibilité au récit et aux personnages. Quant à la finalisation des planches par Fogolin, qui œuvre à la mise en couleurs, elle est simplement excellente.

Ce n’est pas la première fois qu’Alcante crée des bandes dessinées passionnantes. Accompagné de Mutti, il emporte une nouvelle fois le lecteur dans une histoire se déroulant dans un avenir très proche, qui connaît les mêmes problématiques que notre présent, et qui ne fait pas que nous divertir.
Re-mind est un diptyque dont le tome 2, que nous attendons maintenant avec impatience, sortira en octobre 2010.


Le Cycle de l’air 2 (Okko 6)  de Hub 
Il n’y a pas qu’au scénario que Hub s’illustre. Il signe des dessins d’une qualité irréprochable et fait preuve d’un talent indéniable pour la mise en scène. Cases qui se superposent et dessins qui débordent sur les marges, qui se lisent verticalement, ajoutent du dynamisme aux planches. Les visages expressifs des personnages communiquent les émotions. Les couleurs, pour lesquelles Hub s’associe avec Li, améliorent encore le contenu des pages. Elles renforcent notamment la tension de fin d’album, avec l’obscurité croissante qui se répand, apportée par l’ouragan qui menace la région.

Après six tomes, la série Okko n’en finit pas de nous étonner. De quoi renforcer l’enthousiasme pour une saga qui ne perd rien en qualité, à tous niveaux, bien au contraire. À lire !

L'Artbook CFSL n°4
La disposition des œuvres est habilement adaptée à cet objectif promotionnel : artistes confirmés et moins renommés, au style proche, sont associés. « Vous aimez Michel Koch, vous aimerez Kaliban ou Ourlak ; vous appréciez Véronique Meignaud, jetez donc un œil à Tranchefeux ; vous êtes fan de Yoz, vous le serez sûrement de Fred Rambaud ou Paul Chadeisson ». C’est efficace, en plus de satisfaire aux exigences esthétiques d’un tel ouvrage, les pages rassemblant des groupes d’images qui s’associent parfaitement. Ou comment joindre l’utile à l’agréable.

L’Artbook 04 du CFSL est donc un ouvrage magnifique, qui remplit pleinement son rôle promotionnel d’une communauté artistique extrêmement active. L’occasion de se faire plaisir en découvrant de nouveaux dessinateurs/peintres/infographistes et en admirant certaines de leurs œuvres, ainsi que celles d’artistes reconnus. Pour un prix modique au vu de la taille du livre, ce serait un tort que d’ignorer ce splendide livre d’illustrations.


Tom et William  de Laurent Lefeuvre
Les éditions du Lombard présentent leur collection « Signé » par ces quelques mots : « La collection Signé veut rassembler des romans graphiques personnels, exigeants : des œuvres d’auteurs. » Elles ont indéniablement tenu leurs promesses avec cet ouvrage de Laurent Lefeuvre, qui nous livre une création très personnelle, et nous convie à partager avec lui son affection pour « (…) ces illustrés aux couvertures criardes et imprimés sur mauvais papier (…) » qui ont fait rêver de nombreuses générations de lecteurs. Tom et William est une franche réussite, et cette première bande dessinée de Laurent Lefeuvre nous amène à souhaiter qu’il continue dans cette voie.


Washita 2  de Thomas Labouret et Séverine Gauthier
Plans larges, dominantes blanches, variation des ambiances : ce tome 2 offre de magnifiques planches. On retiendra particulièrement la rencontre d’Equani avec les ours. Par ailleurs, la recherche graphique sur les décors, les objets, les costumes, montre que les auteurs accordent toujours autant d’importance à la crédibilité de l’environnement qu’ils mettent en scène. De même, la barrière des langues entre Equani et les autres indiens n’est pas évitée mais bien rendue à l’aide d’un procédé original et bien trouvé.

Si ce tome est moins fourni au niveau intrigue, il garde tout son intérêt dans la qualité graphique de l’ouvrage. D’ailleurs, ce ralentissement de l’histoire n’est qu’une impression : la fin est très réussie, le suspens est bien géré et de nouveaux éléments sont dévoilés pour nous tenir en haleine avant le prochain tome. Que l’on attend avec impatience, donc.


Les Anoraks (Constellations 2)  de Popcube et Daryl 
Il y a, dans Constellations, un peu de Sa Majesté des mouches, de William Golding  : l’idée que la civilisation est fragile, que le pouvoir ne tient qu’à des symboles – parfois fabriqués – dont la maîtrise assure le contrôle des masses. Mais on peut aussi trouver des parentés dans le milieu SF, dans lequel navigue David Calvo : la révolte décadente d’Outrage et rébellion, de Catherine Dufour ; la quête de sens poétique et démystifiée de Penchés sur le berceau des géants, de Daylon ; ou, pour certaines ambiances et idées – comme celle de l’étoile dans les souterrains du stade – le Stalker des frères Strougatski.

Ce second tome de Constellations tient ainsi les promesses du premier et rend la série particulièrement passionnante. L’ambiance délétère du stade, l’état d’abandon de ses habitants, mais aussi l’espoir ténu porté par Daniel et Efrim, et surtout les grandes idées SF qui apparaissent au cours de l’album, nous rendent impatients de découvrir la suite. Et si la question sur ce qui se cache hors du stade n’a pas été résolue, elle n’en devient que plus inquiétante et fascinante. On se dit pourtant qu’elle pourrait bien ne jamais trouver de réponse sans que cela entache la qualité de la série.

La Brigade chimérique 3&4  de Gess et Fabrice Colin et Serge Lehman
Le récit s’appuie sur le graphisme particulier qui est l’œuvre de Gess. Un dessin à la simplicité qui peut rebuter, mais qui est le fruit de beaucoup de recherches. Le dessinateur choisit à chaque fois le juste niveau de détail pour ne pas surcharger les cases, tout en rendant les décors réalistes. Il émaille également ses planches d’éléments historiques qui rendent crédibles l’univers de La Brigade Chimérique (reproductions de photographies et d’affiches d’époque, portraits fidèles de personnages historiques comme le Président du Conseil Daladier...). Un travail de documentation qui porte un récit bourré de références historiques et aux feuilletons du début du XXe siècle.

Le résultat final est un quatrième tome d’une série de bande dessinée dont la grande qualité est confirmée. La Brigade Chimérique est une BD passionnante, dont la lecture se présente comme incontournable.



Rêves atomiques (Echo 2)  de Terry Moore
Une nouvelle fois, ce sont les personnages qui rendent cette BD remarquable. Julie, bien évidemment, dominée par un pouvoir qu’elle découvre petit à petit, poussée malgré elle dans ce combat, dans cette fuite. Sa relation avec Dillon évolue doucement, on en devine l’issue inévitable mais Moore prend son temps et ne nous l’impose pas artificiellement.
Ce second tome fait aussi la part belle à Ivy, la mercenaire chargée de retrouver Julie. On s’attendait à l’archétype de la femme forte, habile, tête brûlée et intelligente. Ivy est tout ça, mais n’en reste pas moins un être humain normal : elle a des enfants, elle ne s’habille pas de combinaisons moulantes en cuir, elle a un côté petite fille touchant, son attitude est loin des clichés et sa réflexion est complexe. Même Jack, son assistant aux allures de jeune premier, ne fait pas preuve de l’habituelle arrogance des personnages de son genre.

Avec Rêves atomiques, la série Écho poursuit son chemin lentement mais sûrement, développe ses qualités avec brio et nous promet de futurs tomes aussi réussis.


Une traversée mouvementée (Salvatore 3)  de Nicolas de Crécy 
Cette critique humaine, on la retrouve depuis le début de la série. Mais ce qui prend un peu plus le pas dans ce troisième album, c’est une critique sociale plus acérée. Dans les tomes précédents, Amandine était une femme insouciante un peu doux-dingue, pleine d’énergie pour retrouver son fils. Dans Une traversée mouvementée, on sent que la crise est passée par là : la truie ne parvient pas à trouver un travail stable pour nourrir ses douze porcelets, ballottée entre des employeurs ingrats et sans humanité, et une ANPE incompréhensive, pour finir dans un bar à strip-tease... Le propos se fait plus dur, plus cynique, heureusement sans sombrer dans le misérabilisme (la façon dont les douze cochons vont prendre les finances de la famille en main est assez drôle).

Un mélange très réussi

Salvatore est une série composant un mélange quasiment parfait : humour, fantaisie, sentiments, initiation, sans oublier une critique de plus en plus incisive de notre monde moderne. Nicolas de Crécy réussit là une belle œuvre dont on attend la suite avec un véritable enthousiasme, en espérant qu’il ne mettra pas 3 ans à sortir un quatrième album !


Blast : grasse carcasse de Manu Larcenet
Graphiquement, Manu Larcenet abandonne les couleurs du Combat ordinaire, pour produire un album plus noir que gris, mais il n’y avait pas d’autre moyen d’illustrer cette histoire. L’abondance de tâches noires, les dégradés de gris, rendent merveilleusement la noirceur d’âme de Grasse Carcasse. Son nez a un gris foncé d’alcoolique, mais parce que c’est peut-être lui qui est dans le vrai finalement, c’est sa tête ronde qui reste la plus blanche qui illumine les décors sombres alentours. L’aigle noire. Le hibou noir. Des superbes images pleine page de forêt. Deux d’entre elles vaudraient peinture sur un mur blanc dans un musée de la nature noire : une canopée nocturne transpercée par la lune, l’opposition entre un arbre noir et blanc auquel répond en écho un contraste des broussailles et des bruyères. Tout simplement envoûtant.

L’Esprit perdu (Messire Guillaume 1)  de Bonneval et Bonhomme chez Dupuis
Cette nouvelle édition est remarquable par son format à l’italienne. Assez pratique à transporter même si le présent ouvrage réunit le premier cycle de Messire Guillaume (trois tomes dans la première édition), c’est également un beau livre, avec une couverture aussi agréable à l’œil qu’au toucher.
(...)
L’association de ces deux amis est plus qu’heureuse, les aventures et rebondissements imaginés par Gwen de Bonneval laissant libre cours à l’imagination de Mathieu Bonhomme... Les dessins, tantôt réalistes, tantôt fantastiques, emmènent le lecteur à travers les péripéties et les épreuves que rencontre le héros.

Une quête intéressante et une belle épopée auxquelles la nouvelle édition de Dupuis rend hommage. Les premiers fans seront ravis, les nouveaux lecteurs aussi. À découvrir...


Le roi n'embrasse pas de Joann Sfar
Dans Le roi n’embrasse pas, on retrouve le ton ludique, léger de Sfar qu’on lui connaît avec, par exemple, Donjon. Il manie un humour à la fois jovial et cruel, dans une BD bourrée d’idées, tant au niveau de l’histoire que des personnages. C’est d’ailleurs la grande force de cet album : parvenir en très peu de pages à poser des personnages aux traits de caractères bien déterminés, portant chacun une part d’ambiguïté. On sent ici toute l’expérience de Sfar pour dépeindre en peu de temps et avec réussite une galerie de protagonistes variée et cohérente. Il s’amuse à créer des tandems improbables, jouant sur leur opposition pour les tourner en dérision et dédramatiser les situations. Dès lors, ses personnages acquièrent une vie propre, autonome : ils font ce qui leur plaît, prennent souvent le contrepied de ce que l’on attend d’eux, n’écoutent pas les conseils des autres. On a même parfois l’impression que Sfar se laisse guider par eux.

Antarès 3 de Léo chez Dargaud
Présentation de l'éditeur
Les trois cycles existants de la collection des Mondes d'Aldébaran constituent incontestablement l'une des plus captivantes séries de science-fiction de ces dernières années. L'auteur y raconte l'effort de l'Humanité dans ses premières tentatives pour coloniser des planètes lointaines. Kim, confrontée à bien des aventures et des défis, débute son voyage sur la planète Aldébaran. Elle croisera d'étranges créatures, affrontera les dangers de mondes inconnus et subira les dégâts provoqués par la folie des hommes. Leo, son auteur, met en scène, dans Aldébaran puis Bételgeuse et Antarès, une fantastique épopée humaniste.

La voie du Rige (La quête de l'oiseau du temps Avant Quête 3) de Le Tendre et Loisel
Présentation de l'éditeur
Déterminé à obtenir les mérites qui le rendront enfin digne du rang de la princesse Mara, Bragon espère bénéficier de l'initiation d'un guerrier légendaire craint de tous, le Rige ! Il attend, en compagnie d'autres aventuriers, dans le village où a été conçue la nouvelle hache du Rige. Mais personne ne sait quand viendra exactement ce redoutable prédateur au visage froid comme la mort. Et personne ne sait qui le Rige choisira comme élève ou comme proie... Ce troisième album d'Avant la Quête nous permet de découvrir les origines de la rencontre entre Bragon et le Rige, personnage mythique de La Quête de l'Oiseau du Temps. Cet épisode permet aussi à Vincent Mallié de rejoindre l'aventure de La Quête aux côtés de Serge Le Tendre et Régis Loisel

Retour à Tolden (Marlysa 9) de Gaudin et Danard
Le scénario de Jean-Charles Gaudin est toujours convaincant. Des fausses pistes (la fuite qui ne réussit pas, le traître qui se fait pardonner, Marlysa alternativement libre et capturée, le méchant barbare, le gentil barbare, etc.), des rebondissements (changements de lieu, rencontres), des atmosphères différentes dans chaque lieu, une Marlysa moins meurtrière, plus fragile, des liens avec d’autres albums de la série... Des ingrédients qui ne pourront qu’enchanter les familiers de la série. (...)

Un album plus léger, plus aéré, plus nostalgique, plus féminin. Un vrai numéro neuf.


Enquête au paradis (Les aventures de Jack Palmer T14)de René Pétillon
Présentation de l'éditeur
Après le succès de L’Enquête corse, le détective privé Jack Palmer (qui est surtout privé de talent) enquête dans un paradis fiscal. Et transforme, sans le faire exprès, une banale affaire de divorce en catastrophe politique nationale… Lointain cousin de l’inspecteur Columbo, Palmer est le « privé» le plus incompétent mais le plus drôle de la BD !
Avec son chapeau mou et son imper trop grand, Jack Palmer est le détective privé le plus ahuri de l’histoire – mais aussi le plus désopilant ! Auteur de L’Enquête corse, Pétillon s’intéresse à un sujet d’actualité : le secret bancaire. Avec Palmer, la crise – de rire – a de beaux jours devant elle…

La Malédiction des trente deniers T1 (Les Aventures de Blake & Mortimer 19)  de Van Hamme et Sterne
Un tremblement de terre en Grèce met à jour une église du Vème siècle et des vestiges archéologiques fantastiques, dont un coffret en plomb contenant un denier en argent... Première pièce d’un puzzle dangereux et mystique : le denier ne serait autre que l’un des trente deniers reçus par Judas pour avoir dénoncé le Christ... Et une malédiction semble bel et bien frapper ceux qui cherchent à retrouver le trésor emporté par Judas dans sa tombe. Pour Blake et Mortimer, l’enquête s’annonce délicate, d’autant qu’un de leurs pires ennemis vient tout juste de s’évader de prison...

Le peuple fou (Les Fléaux d'Enharma 2) de Cordurié et Créty
Présentation de l'éditeur
Après avoir emprunté l'identité des Fléaux d'Enharma, un corps d'assassins à la cruauté légendaire, Emrod, Velia, Perelund et Forn poursuivent, bien malgré eux, la mission pour laquelle ils ont été appelés : sauver le royaume d'Anspech. Tandis qu'ils arrivent dans les provinces du Sirfall, régions désolées – en apparence – les véritables Fléaux n'apprécient guère d'avoir été roulés de la sorte...




Le triangle secret - Les gardiens du sang -2 Deir El Médineh de Convard et Falque
Présentation de l'éditeur
Quand la quête de la vie éternelle justifie la mort de son prochain...
La quête de l'immortalité se poursuit en toute violence et en parfaite intelligence.
Allemagne. De nos jours. Quelques temps avant les événements que l'Histoire retiendra sous le nom d'Affaire du Triangle Secret. Le professeur Clark a précipitamment bouclé ses bagages. Chercheur reconnu, mais participant secrètement au projet Génome-1, un programme financé par le Vatican et visant à découvrir le secret de l'immortalité, Clark sait que ses réserves sur les déviances éthiques du programme vont très vite en faire la cible des Gardiens du Sang... Ailleurs, Jean Nomane, chercheur infiltré chez ces derniers, et dépositaire de secrets indispensables à la poursuite de leurs recherches suspectes, poursuit sa fuite éperdue, accusé d'un crime qu'il n'a pas commis. La lutte pour le plus grand des pouvoirs se poursuit. Et elle ne s'embarrassera d'aucun
scrupule.

Smarra de Patrick Mallet
Cette adaptation, l’auteur l’effectue en s’appuyant sur son dessin qui pourrait être qualifié de naïf. Beaucoup diront que son trait n’est pas beau. Il est surtout, à l’instar de celui d’un Joann Sfar – n’ayons pas peur des comparaisons ! –, travaillé, parfaitement dosé, et ne peut pas plaire à tout le monde. Tant pis, il apporte beaucoup de charme à Smarra, offrant un décalage intéressant avec l’atrocité des événements.
Le découpage des planches, notamment, est révélateur d’un grand talent de mise en scène. Les plans cinématographiques, les organisations des cases toujours changeantes, la superposition de certaines d’entre elles sur de grands dessins donnent un dynamisme incomparable à l’ouvrage.
Enfin, le tout est mis en couleur par Laurence Croix, une coloriste expérimentée qui met son talent au service de Patrick Mallet et sublime son travail.

Smarra est une excellente bande dessinée, magnifique et racontant une histoire fantastique passionnante. Que demander de plus ?


Au coeur du maelström (Seuls 5) de Gazzotti et Vehlmann
Présentation l'éditeur
Dans une ville dont les habitants ont mystérieusement disparu, cinq enfants vont devoir apprendre à se débrouiller seuls. Mais le règne de la débrouille a fait place à celui de la survie ! Au fil des cinq albums, Dodji, Leïla, Camille, Yvan et Terry ont affronté des dangers toujours plus inquiétants et angoissants : les animaux échappés du cirque, l'adolescent attardé mental fan de couteaux, le jeune nazillon qui tyrannisait les enfants occupant un parc d'attractions, les singes kidnappeurs au comportement étrange et ultraviolent... Et pourtant, ils n'ont encore rien vu ! Suite à la mort de Dodji, leur leader naturel, les enfants décident de partir explorer la mystérieuse zone rouge. Mauvaise idée : tout se déglingue et le jeune Terry est poursuivi par Alexandre et Sélène, les deux jeunes redoutables archers qui, visiblement, ne lui veulent pas du bien. Avec ce tome 5, Bruno Gazzotti (dessinateur de Soda) et Fabien Vehlmann (nouveau scénariste de Spirou et Fantasio) clôturent, en beauté mais de manière tragique, le premier cycle de ce thriller fantastique.

à lire aussi

Genres / Mots-clés

Partager cet article

Qu'en pensez-vous ?