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La Victoire en pleurant

Jean-David Morvan (Scénariste), Christian Lerolle (Coloriste), Thomas Labouret (Dessinateur)
Cycle/Série : 
Langue d'origine : Français
Aux éditions : Collection :
Date de parution : 31/01/2006  -  bd
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La Victoire en pleurant

D’abord scénarisé par Sfar et dessiné par Boiscommun, la série Troll a connu deux vies. Au 4ème tome, Jean-David Morvan et Thomas Labourot ont repris entièrement les rênes de l’histoire pour le grand plaisir des lecteurs impatients. Thomas Labourot n’avait alors jamais mis un pied dans la BD, travaillant d’abord dans l’illustration pour le jeu de rôle. De son côté, Jean-David Morvan ajoutait lui une ligne à un CV déjà bien rempli. On lui doit notamment Nirta Omirli, Nomad, Je suis Morte, Sillage, Reflets perdus, The Only One, Reality Show, Merlin, Al Togo, Jolin la Teigne et une bonne quinzaine d’autres séries.

La guerre totale…

En donnant la vie aux humains, Albrecht et Mangog ont lancé un engrenage infernal. La guerre est désormais déclarée entre les hommes et les monstres et ces derniers reculent peu à peu. Ils sont même près de l’extinction lorsque les deux héros tentent une dernière action.
Ils essaient d’intervenir auprès de leur fils Fidel qui commande les armées humaines. Mais celui-ci refuse de les entendre. Surtout il refuse de voir l’affreuse vérité… celle d’une extinction programmée et à grande échelle.

Feu et sang

C’est dans une ambiance de guerre totale, de pillages et de massacres que s’ouvre cet album particulièrement âpre. Jean-David Morvan ne nous épargne rien, allant jusqu’à mettre en scène des camps de concentration et d’extermination, provoquant un certain malaise chez le lecteur. Il va jusqu’au bout de ce dénouement sanglant et de cette logique de guerre. De ce côté là, c’est assez réussit. Il ne fait aucune concession et c’est tant mieux. Le message est clair. Mais rarement il aura été exprimé avec autant de force, surtout dans une BD de fantasy. Côté dessin, Thomas Labourot a un trait plutôt honnête, sans génie, parfois un peu inégal et caricatural, mais qui sert l’histoire avec efficacité. C’est bien tout ce qu’on lui demande. Car ce n’est pas pour ses planches surchargées que vous achèterez cet album, mais pour son scénario. Et de côté là, vous ne serez pas déçus.

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