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Le Dernier cauchemar d'Edgar Allan Poe

Stéphane Collignon (Dessinateur), Christian Vilà (Scénariste), Boubette (Coloriste)
Cycle/Série : 
Langue d'origine : Français
Aux éditions : 
Date de parution : 31/01/2011  -  bd
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Le Dernier cauchemar d'Edgar Allan Poe

Né en 1950, Christian Vilà a publié plusieurs romans dont le cultissime Sang Futur, le premier, le seul diront certains, livre punk. Romancier donc, Christian Vilà est également nouvelliste et scénariste de bande dessinée comme le prouve ce Dernier cauchemar. Avec Stéphane Collignon (dessinateur de la série Lex et illustrateur de couvertures, notamment chez Bragelonne), il donne une version romancée des derniers jours d'Edgar Allan Poe.

Des cauchemars dont il n'aurait pas fallu parler...

Les derniers jours d'Edgar Allan Poe sont un mystère. Le poète, abimé par la vie et l'alcool, gravement malade, a disparu pendant plusieurs jours entre le 27 septembre et le 3 octobre 1849. Il décèdera le 7 octobre. Que lui est-il arrivé entre temps ? Nul ne le sait... sauf Christian Vilà et Stéphane Collignon, qui nous racontent son errance pendant ces heures sombres. Ils l'imaginent traqué par des forces surnaturelles pour avoir révélé un secret dans l'un de ses écrits... À bout de souffle, il rencontre une belle et superbe jeune femme qui semble totalement séduite... Serait-ce un traquenard de plus de la part de ses ennemis ?

Un vrai bonheur

C'est un vrai plaisir d'explorer avec les deux auteurs cette zone d'ombre dans l'histoire tragique d'Edgar Allan Poe. Christian Vilà a su s'immiscer dans son histoire pour lui donner un éclairage nouveau. Son prisme est celui du fantastique, un genre que son héros a largement parcouru de son temps à travers ses écrits. Le scénariste lui donne un tour très lovecraftien avec une terre inconnue, des êtres surnaturels et un mystère épais. L'album a des accents de drame et il n'en est que plus passionnant. D'emblée, on s'attache à ce héros en bout de course et à sa jeune compagne. On assiste à son désespoir et à sa déchéance...

Le dessin de Stéphane Collignon est superbe. Au petit jeu des comparaisons, on dira qu'il nous a fait penser par moment à celui de Guillaume Sorel. Le travail de la coloriste est également essentiel, soulignant les ambiances dans des tons jaunes et blancs, selon que les scènes se trouvent à l'extérieur (en plein hiver) ou à la lueur des feux de cheminée et des bougies à l'intérieur.

Jouer avec l'histoire, notamment littéraire, n'est pas toujours chose facile. C'est ici très réussi. Bravo !

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