- le  

Le dernier rayon du soleil

Guy Gavriel Kay ( Auteur), Larry Rostand (Illustrateur de couverture), Artist partners Ltd (Illustrateur de couverture), Elisabeth Vonarburg (Traducteur)
Langue d'origine : Anglais UK
Aux éditions : 
Date de parution : 31/03/2006  -  livre
voir l'oeuvre
Commenter

Le dernier rayon du soleil

Le chef-d'oeuvre de l'auteur canadien Guy Gavriel Kay est probablement sa trilogie La Tapisserie de Fionavar. Cependant, il a également écrit plusieurs romans plutôt réussis, indépendants mais situés dans un même monde, un monde qui est très semblable au nôtre, mais à des époques, dans des lieux et cultures différents : Les Lions d'Al-Rassan (Espagne sous les califats) et les deux volumes de La Mosaïque de Sarance (l'empire byzantin au sommet de sa gloire). Son dernier roman, Le dernier rayon du soleil (The Last Light of The Sun, 2004) a la même approche, mais cette fois dans une Angleterre alternative, au VIIIe siècle.

Trois peuples et de multiples personnages

Bern a de gros ennuis. Partiellement par la faute de son père, mais ses propres actes irréfléchis ont fait empirer considérablement les choses, et il n'a que peu d'espoir de s'en sortir vivant. Coincé sur l'île de Rabady avec un étalon volé, il n'y a pas grand monde vers qui il pourrait se tourner... Dai et Alun, les fils du roi des cyngaëls cadyrs, sont en razzia chez d'autres cyngaëls. Mais jusqu'ici, rien n'a été comme prévu, et il va falloir réparer les dégâts... Le roi anglcyn Aëldred a reconquis il y a bien longtemps ses terres en battant les envahisseurs erlings, puis en concluant un pacte avec eux. Mais certains raiders n'ont pas encore compris qu'ils n'avaient aucune chance...
 

La visite continue...

Cette fois, c'est dans une pseudo-Angleterre (et Pays de Galles), ainsi que dans une réplique du Vinland, trois siècles après les événements de La Mosaïque de Sarance, que nous enmmène l'auteur.

Des dizaines d'histoires s'entrecroisent, des personnages apparaissent et disparaissent, parfois de manière très inattendue, et, par certains aspects, Le dernier rayon du soleil est le plus abouti de ces trois romans. Guy Gavriel Kay s'attarde de temps en temps pour suivre un personnage mineur sur une durée beaucoup plus longue, donnant un aperçu du futur de ces peuples très différents, comme il l'avait déjà fait, mais de manière moins systématique, dans son aventure sarantine. Cela donne une bien meilleure compréhension de ces lieux et de ces cultures que ne l'aurait fait une simple description directe, tout en interférant moins avec le rythme du récit. Cependant, bien qu'ayant apprécié ce roman, j'avais été plus accrochée par La Mosaïque de Sarance. C'est peut être le fort contraste entre les sociétés cyngaëlle/anglcynes, très civilisées, et les erlings, beaucoup plus barbares, qui du coup deviennent presque des « méchants », malgré les efforts de l'auteur pour mettre en valeur les personnages erlings les plus mesurés. Il y a également plus de fantastique que dans les autres romans situés dans cet univers, et c'est, à mon avis, la partie la moins bien réussie (comme, déjà, dans La Mosaïque de Sarance), même si Guy Gavriel Kay parvient à insérer des moments de réelle poésie; les rapports politiques, les négociations, et les histoires annexes sont, eux, plus convaincants.

Si vous avez aimé Les Lions d'Al-Rassan et La Mosaïque de Sarance, ce roman vous plaira presque certainement. Si vous ne les avez pas lu, c'est peut être le moment de découvrir l'approche originale de ces romans...

Genres / Mots-clés

Partager cet article

Qu'en pensez-vous ?