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Le Jeu de la Mort

Brian Bucellato (Coloriste), Francis Manapul (Dessinateur), David Wohl (Scénariste)
Cycle/Série : 
Langue d'origine : Anglais US
Aux éditions : 
Date de parution : 31/03/2008  -  bd
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Le Jeu de la Mort

Il y a de nombreuses années que Marc Silvestri et Michael Turner ont entamé la série Witchblade. Longtemps disparue des librairies françaises, l'arme et sa porteuse aux formes attirantes reviennent sous la plume de David Wohl et le pinceau de Francis Manapul (qui a aussi dessiné Necromancer). Dans la chronologie américaine, il s'agit des tomes #70 à #75 des aventures de la policière et de son bras transformable.

Doutes et vengeances

Sara Pezzini est dans la police de New York. Un bon élément malgré les doutes qui l'assaillent et les cauchemars qui hantent ses nuits. Mais elle n'est pas un simple flic... Elle dispose d'un arme capable de bien des prodiges, se transformant aussi bien en lame acérée qu'en armure impénétrable. Un artefact venu de l'antiquité.

Mais une telle puissance ne peut qu'attiser les convoitises, qu'elles viennent d'un riche humain aspirant à posséder le Witchblade ou d'un tueur possédant une arme aussi puissante que celle de Sara. Et créer des troubles dans la ville et dans la vie – sentimentale – de la jeune femme.

De son passé, de ses relations et de son travail, elle n'en retire que doutes et questions. Mais l'important n'est pas d'avoir des certitudes. Peut-être suffit-il de croire ?

Esthétique... Mais vite oublié

La beauté graphique du Witchblade et les formes de sa détentrice ont beaucoup fait pour créer le mythe de la série. Ces ingrédients sont donc tout aussi présents dans ce tome malgré le changement de scénariste et de dessinateur. Mais il ne suffit pas de savoir tracer des courbes de hanches suggestives ou des formes de symbiote métalloïde complexes et tourmentées pour écrire une bonne histoire...

Il y a comme une vacuité dans le scénario, qui ne laisse que peu de souvenirs, s'oublie vite et ne présente pratiquement aucune nouveauté par rapport à d'autres publications du même genre. Comme si les auteurs travaillaient sur commande et sans avoir le feu sacré pour leur héroïne. C'est peut-être le cas. Qu'y a-t-il encore à raconter après 70 épisodes ?

D'autant plus que l'on aurait pu espérer que Delcourt, en lançant cette série, nous eût au moins gratifiés d'un résumé des histoires précédentes, d'une présentation des protagonistes plus épaisse que les quelques lignes de la première page.

Il n'y aura que les passionnés, lecteurs depuis le premier jour, pour apprécier pleinement cet ouvrage.

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