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Le Jeu parfait

Alejandro Jodorowsky (Scénariste), Fred Beltran (Coloriste), Zoran Janjetov (Dessinateur)
Cycle/Série : 
Langue d'origine : Français
Aux éditions : 
Date de parution : 30/04/2005  -  bd
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Le Jeu parfait

Poursuivant sa route vers la galaxie parfaite, Albino continue de raconter son histoire. Albino est devenu un maître des jeux en réalité virtuelle dont toute la galaxie est friande. Pour mener à bien son œuvre, il va réussir à créer le jeu parfait par lequel il va recruter ses disciples qu'il amènera vers un monde où la technologie ne sera pas une finalité. Mais il découvrira aussi pour la première fois l’amour et devra affronter la flotte techno-techno au grand complet avec ses immenses cuirassés et ses forteresses spatiales.

Deux auteurs de talents

Alexandro Jodorowsky est chilien. A 24 ans, il s'embarque pour la France et atterrit chez le Mime Marceau pour qui il composera de nombreuses pantomimes. En 1965, il retourne en Amérique du Sud où il crée le théâtre d'avant garde de Mexico et se lance dans le cinéma. Déçu par le 7ème art, il se tourne vers le 9ème et se lance avec Mœbius dans les aventures de John Difool et de L'Incal. Il devient alors l'un des premiers scénaristes de bande dessinée en Europe. Dès lors, la légende de Jodorowsky est lancée (Alef-Thau, Le Lama Blanc, Diosamante…). Mais c'est aussi un romancier et un poète publié internationalement.
Zoran Janjetov s'est, lui, lancé dans la BD avec Alexandro Jodorowsky sans jamais s'en écarter. On lui doit les dessins des séries John Difool, Avant l'Incal et Les Technopères.

Où peut-il bien aller chercher tout ça ?

L'imagination est un don qu’a dû recevoir à la naissance Jodorowsky. Depuis les Méta-barons, John Difool, il n’a cessé de développer son univers techno. Avec les Technopères, on a quand même l’impression d’être sur la fin du voyage. A un tome de la fin, on respire la redondance du récit, dont la structure est quasi identique d'album en album. On s’est habitués au dessin glacial, déshumanisé à l'extrême par les couleurs informatiques. Il donne toute sa dimension à cet univers techno. Mais le scénario tire la langue une fois de plus. Albino et son techno-langage fait maintenant penser au père Fouras et son énigmo-langage. On sent la fin approcher à grand pas. L'histoire s'emballe dans une nuée de rebondissements. C’est ce qui me fait dire vivement le dernier tome qui pourrait être une heureuse surprise.

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