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Le musée de l'imaginaire

Laura Martin (Coloriste), Alex de Campi (Scénariste), Luigi Di Giammarino (Dessinateur)
Cycle/Série : 
Langue d'origine : Français
Aux éditions : 
Date de parution : 31/07/2007  -  bd
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Le musée de l'imaginaire

 Née en 1972, Alex de Campi a pas mal roulé sa bosse avant de faire de la bande dessinée. Cette américaine a notamment habité à Hong Kong pendant plusieurs années où elle travaillait en tant que journaliste. Puis elle devint analyste pour une bande avant de retourner à Londres en 2000 et de se lancer dans l'écriture. Les amateurs de comics ont pu lire récemment en français chez Delcourt l'excellent Smoke puis le non moins excellent Messiah Complex avec Ocaña au dessin. Aujourd'hui la revoici en compagnie d'un italien Luigi Di Giammarino qui signe son premier album avec Adam au Chromaland.

Le pays de l'art en guerre

Rien ne va plus au musée d'art. Derrière la tranquillité habituelle des tableaux et des statues, un véritable drame se joue pour toutes les oeuvres . Le fils de l'Empereur de Chromaland, ce pays de l'imaginaire qui rassemble l'esprit des tous les artistes, a lancé une guerre ouverte contre son père. Son arme : la grisaille qu'il lance sur les couleurs pour les ternir à jamais. Heureusement, les oeuvres ont un champion : Adam, dix ans tout juste et une imagination débordante. Pour échapper à un de ses camarades de classe avec qui il a un compte à régler, il s'est laissé enfermé dans le musée bien après que sa classe ne soit repartie. C'est là qu'il découvre que les statues ont une vie la nuit et que lui le petit humain au pays de l'imaginaire a une mission : empêcher le prince Grise d'étendre la tristesse sur le monde.

Un gros hommage.

Avec cet album un fou, Luigi Di Giammarino a eu de quoi véritablement se faire plaisir. En mettant en scène les personnages d'oeuvres d'art parmi les plus connus, il a pu utiliser les styles de nombreux artistes, peignant ici un personnage de Vincent Van Gogh, là un hibou de Magritte, ici encore un paysage de Monet.. On navigue de page en page dans des univers totalement différents comme un grand catalogue des plus célèbres des peintres. Et la liste est longue. Outre ceux que l'on a cité, il y a Edgar Degas, Jérôme Bosch, Salavador Dali, Max Ernst, GustavKlimt, Joan Miro, Michel Ange, Edvard Munch, Pablo Picasso et Peter Paul Rubens pour ne citer que les plus connus. Graphiquement il se fait plaisir et nous avec.

Malheureusement le scénario est lui plutôt maigre, comme s'il ne servait que de prétexte à cet énorme hommage. L'histoire d'Adam sent sérieusement le réchauffé et ses facéties cachent mal un scénario assez peu inspiré. A moins qu'Alex de Campi ait voulu viser les plus jeunes des lecteurs. Et encore... Le combat des couleurs contre la grisaille n'est qu'un des lieux communs qui parsèment son récit de bout en bout. Dommage. La balade est belle mais finalement l'album est assez dispensable. Circulez, il n'y a presque rien à voir.

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