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Le Retour du sorcier

Cédric Perdereau (Traducteur), David Wyatt (Illustrateur de couverture), Karen Miller ( Auteur)
Langue d'origine : Anglais US
Aux éditions : Collection :
Date de parution : 31/08/2010  -  livre
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Le Retour du sorcier

Karen Miller est une jeune auteur qui se lance dans la fantasy. Elle vit en Australie et on la découvre en France avec le cycle du Royaume de Lur.

Les derniers jours approchent


La famille du prince Gar est décédée dans un accident orchestré par Morg. il ne reste plus, pour gouverner le royaume de Lur, que le prince et sa magie balbutiante.
Ce que n'avait pas prévu Morg, en causant cet accident, c'est que lui aussi serait entre la vie et la mort, piégé dans le corps grièvement blessé du magicien Durm .
Gar, aidé d'Asher va continuer à gouverner son royaume et son climat jusqu'au moment ou la magie du prince s'éteint et celle du pêcheur s'embrase.
Mais Morg n'a pas dit son dernier mot et les derniers jours de feu et de sang annoncés par la prophétie arrivent à grand pas.
il faudra toute la puissance d'Asher et le savoir de Gar pour y faire face.

Un auteur prometteur


S'il y a bien une force dans la plume de Karen Miller, c'est au niveau de la peinture des émotions. Avec ce diptyque, on plonge au cœur des sentiments qui unissent les hommes. Tout y passe, la colère, l'angoisse, l'amour, la frustration et beaucoup d'autres.
Robin Hobb avait ouvert la voie en plaçant ses héros dans des situations qu'ils ne savaient pas gérer. Karen Miller suit le même chemin et nous emmène dans une histoire d'intrigues, de complots et de confiance trahie. Mais là où Robin Hobb avait réussi à aller au-delà, Karen Miller pêche par manque d'expérience. En effet, les relations sont tellement sur le devant de la scène que l'arrière-plan est à peine esquissé et c'est bien dommage. Dorana, la capitale du royaume de Lur n'est pas décrite, il n'y a aucun réel décor et on a même du mal à s'imaginer les personnages. Cela contraste énormément avec le reste et c'est ce qui manque à ce cycle pour prétendre rivaliser avec ses consorts.
Mais malgré ça le pari d'écrire une bonne histoire de fantasy est réussi et que cela soit fait en deux volumes (certes imposant) est un tour de force. La bonne idée étant d'avoir écris les derniers jours d'une prophétie et pas plus.
Il ne reste plus qu'à espérer que pour ses prochains romans Karen Miller développe un peu plus l'univers dans lequel se déroule son histoire. Ce qui lui permettra réellement de prendre la place qu'elle mérite.
À suivre donc...

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