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Les années fléaux

Norman Spinrad ( Auteur), Eric Scala (Illustrateur de couverture), Luc Carissimo (Traducteur)
Langue d'origine : Anglais US
Aux éditions : Collection :
Date de parution : 31/08/2002  -  livre
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Les années fléaux

Présenter Norman Spinrad n'est pas des plus simples. Écrivain, essayiste, journaliste, il est de ces auteurs qui pèsent leurs mots et qui ne gardent pas leurs opinions pour eux. Il a choisi de faire de la science-fiction, une littérature engagée et critique de notre monde. Auteurs de plusieurs romans tels que Jack Barron et l'éternité ou Bleu comme une orange, cet américain a décidé de s'attaquer à un pays qu'il connaît bien : les États-Unis. Dans Les Années fléaux, il présente trois nouvelles extrêmement crues et amères sur l'avenir de cette puissance mondiale.

Trois petites perles d'acidité

Dans Chair à Pavé, Norman Spinrad nous emmène dans une Amérique en proie au chaos économique. Les inégalités sociales font rages : d'un côté, les riches se sont cloisonnées dans un monde à eux où ils vivent dans l'insouciance et de l'autre, les pauvres qui n'ont rien à manger et tentent de trouver refuge dans le métro. Mary a réussi à sortir de cet enfer de la survie perpétuelle et pourtant, à cause des caprices d'une riche présomptueuse, elle va de nouveau sombrer dans l'abîme.

Dans Chroniques de l'âge du fléau, l'auteur nous embarque dans une Amérique dévastée par l'épidémie du Sida. Le sexe virtuel a remplacé l'amour et les malades sont parqués en quarantaine. Le jour où le Dr richard Bruno trouve un vaccin, tout pourrait changer, mais est-ce aussi simple ?

Et enfin, dans La Vie continue, Norman Spinrad s'imagine un auteur exilé par une Amérique trop bien pensante. En mal du pays, il se retrouve entre deux choix : renier ses idées ou ne jamais revenir dans son pays natal.

Trois pavés dans la mare du bien-pensant

Ces trois nouvelles sont des petites merveilles. Certes, il ne faut pas les lire lorsqu'on est déprimé, car ces visions apocalyptiques sont crues et glauques à souhait. On ne peut pas dire que Norman Spinrad a sa langue dans sa poche car tout le monde en prend pour son grade : les Américains, les gouvernements, les sociétés pharmaceutiques (et là je tire mon chapeau !), les Russes, les Français et j'en passe. Il dénonce sans ménagement la politique économique et sociale de nos sociétés, la démocratie, la culture américaine et surtout le rêve américain. Malgré tout le désespoir qui naît de ces futurs possibles, Norman Spinrad nous montre qu'il n'existe pas un futur, mais des futurs possibles, alors à nous de les façonner à notre bon-vouloir.

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