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Les Femmes l'adorent

Rod (Scénariste), David Bolvin (Dessinateur)
Cycle/Série : 
Langue d'origine : Français
Aux éditions : Collection :
Date de parution : 31/12/2003  -  bd
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Les Femmes l'adorent

Résolument tournés vers l’écriture comics, nos deux auteurs lillois, Rod et David Bolvin, signent là le deuxième et dernier tome de Mike Zombi. Tous les deux ont participé à Comix 2000 publié à L’Association. Ils travaillent également en solo : en mars paraît le quatrième tome de Murder et Scoty chez Paquet réalisé par Rod et l’album de David, Oblivion, sort en avril aux Editions Charrette.

Un zombi, çà a quoi comme super pouvoir ???

Mike s’est fait dessouder, mais voilà il n’est pas mort. Enfin si, il est mort mais pas vraiment. Bref, c’est un zombi. Le voilà bien avancé, çà a quoi comme super pouvoir un zombi ? Rien apparemment. La révélation vient d’un film X de seconde zone, au milieu d’une partie de jambes en l’air, un des acteurs bien inspiré sort « Jamais vous ne pourrez tuer Paméla… C’est un zombi ! Elle est déjà morte !!! ». Mais c’est bien sûr, çà ne meurt pas un zombi, après avoir testé sur lui toutes les façons possibles et imaginables de se supprimer, il se rend à l’évidence, il est immortel. Cependant, après un malencontreux accident, il se voit obligé de porter une panoplie en latex façon SM qui le transforme en super-héros de pacotille. Maintenant, il est fin prêt pour accomplir sa vengeance et mettre un peu plus le souk dans la guerre des gangs.

Boucherie déjantée

Vous connaissez La Pro? Eh bien, Mike Zombi c’est dans le même goût mais sans la critique des supers héros qu’il y a derrière et version mec. C’est gratuitement violent, çà flatte notre petit côté sadique, çà ne se prend pas au sérieux et c’est méchamment drôle. Tout ce qu’il faut pour un jour où la beauté des pâquerettes et les couchers de soleil nous font vomir. Un soir où on ne veut surtout pas se prendre la tête sur un truc compliqué. Une bande dessinée façon comics super lourd et super vulgaire est la bienvenue. Si l’ensemble n’est pas toujours du meilleur effet, certaines cases valent le détour à l’image de celle où l’on voit Mike recroquevillé sur lui-même, triste comme un gamin parce qu’il se rend compte qu’il n’a pas de supers pouvoirs, est à mourir de rire. A prendre à doses homéopathiques donc – une histoire close en deux tomes est parfaite – pour se dérider un brin. Et après, « un supo et au lit ».

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