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Les gardiens du globe

Robert Kirkman (Scénariste), Benito Cereno (Scénariste), Ransom Getty (Dessinateur), Cris Anka (Dessinateur)
Langue d'origine : Anglais US
Aux éditions : 
Date de parution : 22/10/2014  -  bd
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Les gardiens du globe

Petit prodige

Qui est Robert Kirkman ? Né en 1978, il est le type même du fanboy, le gars qui a grandi dans l’univers du comics et qui est pétri de ses codes. Il travaille comme scénariste chez DC ou Marvel mais se fait réellement connaître grâce à deux coups d’éclat : Walking dead et la série Invincible. L’album Les gardiens du globe constitue une série dérivée (ou spin off dans la langue de John Lennon) d’Invincible, lancée au moment où le héros de la série éponyme part se battre dans l’espace (ça me rappelle un rejeton de Krypton…). Que faire en son absence ? Ben, (re)monter une équipe de super-héros, pardi !

On prend les mêmes et on recommence

Brit, vieux briscard sur le retour (croisement entre Captain America et Batman) décide de remonter une équipe après que certains de ses coéquipiers (Robot et Monstergirl) disparaissent dans une autre dimension. Aidé par Cecil Stedman (anciens super héros, sachez que la retraite ne vaut rien, d’où le recyclage à la CIA ou assimilé), Brit recrute dans le monde de nouveaux membres des gardiens du globe (il va même dans l’Himalaya recruter le fils du Yeti !).
 
Une fois tout le monde rassemblé, Brit devra gérer une équipe assez hétéroclite et affronter un nouvel (?) ennemi, l’Ordre, avec moult fracas (sans Invincible, toujours en vacances, pardon, en pleines aventures spatiales). Pour le coup, Paris est détruit (!) et mon cœur saigne…

Le ridicule ne tue pas

Que le graphisme soit irrégulier ne constitue pas un problème insurmontable dans le monde des comics. Steve Engleheart (les jeunes, faites vos recherches) a scénarisé pour Marvel des sagas magnifiques avec des dessinateurs plutôt irréguliers (dans le meilleur des cas Sal Buscema, dans les pires Bob Brown et Don Heck). Cependant, Les gardiens du globe souffrent d’un graphisme cartoony (n’est pas Don Rosa qui veut), inadapté selon moi au comics.
 
Quant au scénario, Robert Kirkman a semble-t-il démarqué la JLA et les Avengers (tout en assumant de tuer certains héros dans une démarche moderne, waouh), bravo. Sauf qu’il passe complètement à côté de la magie de ces séries et de la capacité d’identification qu’elles suscitaient chez les adolescents. Cet album plaira à des trentenaires pleins du désir de démystification suscités par les grands Alan Moore (mais ce dernier, avec Supreme et Promethea démontre qu’il a compris le problème) et Frank Miller dans les années 80… Sauf qu’aujourd’hui, le comics a besoin d’une seule chose : un peu de magie.
 
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