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Les Marches Carmines

Benoît Attinost (Scénariste), Mauro De Luca (Dessinateur)
Cycle/Série : 
Langue d'origine : Français
Aux éditions : 
Date de parution : 29/02/2012  -  bd
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Les Marches Carmines

Mauro de Luca habite Rome, où il enseigne l'illustration et touche un peu à tout ce qui concerne ce domaine. Benoit Attinost est passionné de jeu de rôle, domaine dans lequel il a travaillé avec les meilleurs. Il est aussi écrivain et Sian Loriel est son premier scénario de bande dessinée publié.
 
Mercenaire mécanique
 
Sian Loriel est un mercenaire. Grâce à son armure mécanique à vapeur, accompagné de son mécanicien - le "huileux" - il combat les cibles qui lui sont indiquées. Sur les Marches, le travail ne manque pas pour celui que la morale n'étouffe pas. Pourtant, chacun a ses limites...
 
Mêlé malgré lui à un conflit politique, Sian se retrouve face à un choix. Qui doit-il servir ? Que peut-il faire ? Entre un régent pathétique, des nobles avides de pouvoir, des barbares - au physique parfois attirant - dont les buts sont équivoques, qui choisira-t-il d'aider ? Quelles têtes vont tomber ? À quel prix pourra-t-il vaincre ?
 
De bonnes idées, mais déjà vues
 
Le mélange des armures mécaniques, de la magie chamanique et des armées médiévales est une bonne idée. Il y a un certain charme, un décalage qui crée une distanciation d'avec le propos, lequel est parfois dur et violent (une tête coupée dès la troisième page, par exemple). Le personnage du huileux est aussi bien vu, permettant de mettre en lumière les faiblesses du soldat.
 
Mais tout cela a déjà été traité par ailleurs. On retrouve les mêmes idées, les mêmes desseins que dans Hell West, les mêmes scènes ou les mêmes équipements que dans les Eaux de Mortelune, les mêmes jeux de pouvoir que dans de nombreux autres récits. Une histoire qui pourrait plaire, mais qui déçoit donc un peu par son manque d'originalité.
 
Un dessin en demi-teinte
 
Il en va de même pour le dessin. Si De Luca sait parfaitement dessiner des scènes abominables de corps mutilés et des arrière-plans fouillés, il ne parvient pas à donner du relief aux combats, qui forment pourtant une part non négligeable de ce volume. Les positions des personnages sont artificielles, figées, posées. Au point que celui qui semble le plus animé est Sian Loriel dans son exosquelette de métal.
 
Il reste un second tome pour que cette histoire puisse prendre plus d'ampleur, que les auteurs gagnent en assurance et assurent un final plus attrayant que ce début.
 

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